La parole à nos lecteurs

Un projet aux impacts négatifs

Nous voulons féliciter M. Alexandre Shields pour son excellent article paru dans Le Devoir du 11 janvier 2019, article intitulé : « Avis défavorable aux projets de ports au Saguenay ». Son article fait ressortir l’impact négatif que pourraient avoir ces deux nouveaux ports sur le parc marin des bélugas dans cette zone du Saguenay et du fleuve Saint-Laurent. Il précise que « les deux infrastructures tripleront le trafic maritime actuel dans le Saguenay ». Dernièrement, l’émission télévisée Découverte parlait justement du bruit des bateaux dans l’habitat du béluga, bruit qui contribue à la dégradation de cet écosystème maritime. Or, le Comité sur la situation des espèces en péril (COSEPAC) signalait en 2014 que les bélugas du fleuve étaient une espèce sérieusement menacée. De plus, cette zone a été officialisée « Parc marin du Saguenay » par le gouvernement canadien. Il est alors difficile de comprendre, d’une part, que le gouvernement du Canada prévoie des mesures afin de réduire le bruit dans l’habitat des bélugas et d’autre part, que la ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, n’ait imposé aucune contrainte sur le transport maritime, notamment dans le projet minier Arianne Phosphate dans cette même zone. Le gouvernement fédéral semble se contredire lui-même. Faudra-t-il donc encore se lever pour manifester, comme à Cacouna, afin qu’une fois pour toutes, les compagnies comprennent enfin les enjeux de nos écosystèmes marins ? Il serait surprenant que la construction de deux nouveaux ports majeurs sur le Saguenay n’augmente pas la dégradation sonore de l’habitat naturel des bélugas.

Gaétan Sirois et Urbain Arsenault
Rimouski, le 14 janvier 2019

 

Ma voisine marie-jeanne

Je ne consomme pas de marijuana. Par contre, mon abstinence n’est pas partagée par tous les locataires qui habitent le même édifice que moi. Résultat, eh bien, je me trouve donc à côtoyer cette bonne vieille marie-jeanne…. contre mon gré ! En effet, l’odeur du cannabis qui pénètre sous la porte de mon studio ainsi que dans le système de ventilation est loin de me parer d’un rire à la Dany Verveine. Est-ce que les propriétaires du bloc de 52 appartements où je loge ont réagi à ce moment historique du 17 octobre signé Justin Trudeau ? Bien sûr ! Récemment, la surintendante est même débarquée chez moi afin que je signe le document « Modification de votre bail — interdiction de fumer du cannabis » avant… le 15 janvier ! En plus des « aires intérieures », la consommation de la verte substance est bannie « dans les aires extérieures de la propriété ». Question. Pour tous les fanas de chanvre qui ne sont point propriétaires d’une maison, où jouir de ce plaisir désormais légal ? Combien d’adeptes de gros pétards vont se conformer docilement à ces règles strictes adoptées par plusieurs proprios du Québec ? Plutôt que de courir le risque que les membres du fan-club de marie-jeanne en fument en cachette dans leur logis, pourquoi ne pas tout simplement leur permettre de s’adonner à leur passe-temps dehors, soit « sur les balcons et les terrasses » des immeubles ? Au moins, les relents de mari ne persisteraient pas à l’intérieur des murs et s’évanouiraient rapidement dans l’atmosphère. J’essaie d’être compréhensive, car moi aussi, j’ai mon p’tit bonheur… consommer des sauterelles ! Est-ce que je peux en faire l’élevage chez moi ?

Martine Lacroix
Montréal, le 15 janvier 2019

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