Lutte contre l’insécurité alimentaire : la solution est dans la recherche et la formation

L’insécurité alimentaire, en hausse à l’échelle planétaire, constitue l’un des défis les plus importants auxquels sont confrontés les décideurs. En développant plusieurs cursus spécialisés et en mettant sur pied une équipe de recherche multidisciplinaire en diversité et sécurité alimentaire, l’Université Laval s’est engagée à former les experts de demain.

Les crises comme la guerre en Ukraine, la pandémie de COVID-19, la perte de la biodiversité et les changements climatiques ont un impact sur la sécurité alimentaire mondiale. Depuis la fin de 2018, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture a constaté une recrudescence de l’insécurité alimentaire, et ce, malgré toutes nos capacités de production. Le Canada et les pays industrialisés ne sont d’ailleurs pas en reste face à ces défis. De plus en plus de familles d’ici, victimes des pressions économiques et inflationnaires, doivent recourir aux banques alimentaires.

Un enjeu complexe à portée internationale
« On définit la sécurité alimentaire comme le moment où tous les êtres humains ont, en tout temps, un accès économique, physique et social à une nourriture à la fois saine, nutritive et disponible en quantité suffisante, explique Geneviève Parent, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche en droit sur la diversité et la sécurité alimentaires. C’est une problématique très vaste, où s’entrecroisent des enjeux de culture, d’économie, de santé, de science, d’urbanisme, d’agriculture, de géopolitique, de nutrition, d’anthropologie et de droit. L’Organisation mondiale de la santé nous apprend que les maladies non transmissibles – obésité, diabète, maladies cardiovasculaires – liées à une mauvaise alimentation tuent 11 millions de personnes par année à l’échelle planétaire. C’est un problème de sécurité alimentaire qui touche de près nos sociétés et qui doit être résolu de manière urgente. »

Comme l’explique la professeure, la sécurité alimentaire est un problème global et transversal qui intéresse toutes les sciences et doit être abordé, simultanément, à l’échelle locale, nationale et internationale. « Les municipalités, par exemple, ont un rôle extrêmement important à jouer. Ce sont elles qui sont près du territoire et qui disposent des leviers nécessaires pour assurer l’accès à une alimentation durable à leurs citoyennes et citoyens. C’est notre rôle de les accompagner et d’effectuer des recherches innovantes, notamment en matière d’urbanisme durable et de réglementation, pour réfléchir de façon cohérente aux approches qui permettraient de régler plus efficacement les problèmes de sécurité alimentaire. Et ce, tout en respectant les champs de compétences de chacun des paliers de gouvernement. Nous devons produire des connaissances scientifiques et former une relève à même de se mesurer à ces défis. »

« Il est extrêmement important que les différents acteurs des systèmes alimentaires, y compris les autorités locales, comprennent le rôle central qu’ils ont à jouer et qu’on puisse les appuyer avec une recherche scientifique solide afin qu’ils mettent en place les changements requis. »

– Geneviève Parent, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche en droit sur la diversité et la sécurité alimentaires
Valoriser le travail d’équipe

À ce jour, l’Université Laval, leader dans la francophonie, a formé plus de 335 000 personnes qui participent, chacune à sa façon, au progrès de la société dans laquelle nous vivons. Animé par un esprit d’innovation et une quête constante d’excellence, cet établissement fait partie des principales universités de recherche au Canada, se classant au 7e rang avec des fonds de 515 millions de dollars alloués à la recherche en 2021. Dans son plus récent plan de développement de la recherche, l’Université Laval a identifié la sécurité alimentaire comme une thématique à prioriser pour contribuer à l’atteinte des objectifs de développement durable de l’ONU.

L’Université Laval a mis sur pied un écosystème dans le domaine de la sécurité alimentaire, qui compte notamment l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels, le Centre nutrition, santé et société (NUTRISS), l’Observatoire de la qualité de l’offre alimentaire, l’École supérieure d’études internationales, la Faculté des études supérieures et postdoctorales et son programme de 2e cycle, Chantier d’avenir, ainsi que la Chaire de recherche en droit sur la diversité et la sécurité alimentaires que dirige la professeure Geneviève Parent. « Toutes ces enceintes d’enseignement et de recherche analysent les différentes facettes d’un même problème, explique cette dernière. Elles regroupent des experts de plusieurs disciplines qui, ensemble et en toute collégialité, produisent et transmettent une connaissance transversale qui sert bien les acteurs des systèmes alimentaires. » Les cours qu’elle donne aux étudiants depuis 1998 sur le droit agroalimentaire national et international ont d’ailleurs fait de la Faculté de droit de l’Université Laval l’une des premières à intégrer dans son cursus l’étude de la sécurité alimentaire mondiale.

« La Chaire de recherche sur la diversité et la sécurité alimentaires, que je dirige depuis 2015, a pour mission d’effectuer l’analyse critique des instruments juridiques nationaux et internationaux existants en matière agro­alimentaire, et ce, dans le but de promouvoir la diversité agricole et de contribuer à une sécurité alimentaire durable, ici et ailleurs, poursuit Geneviève Parent. Composée d’une équipe tactique de juristes internationaux, notre chaire forme les étudiants pour qu’ils deviennent des experts en droit alimentaire national et international. Il est extrêmement important que les différents acteurs des systèmes alimentaires, y compris les autorités locales, comprennent le rôle central qu’ils ont à jouer et qu’on puisse les appuyer avec une recherche scientifique solide afin qu’ils mettent en place les changements requis. »

Des partenaires de choix
Comme le rappelle la professeure Parent, le gouvernement du Québec prône l’idée d’une plus grande autonomie alimentaire depuis quelques années déjà. « L’Université Laval travaille de manière concertée avec plusieurs partenaires qui se nourrissent de nos connaissances scientifiques et alimentent nos réflexions. La Ville de Québec, par exemple, finance un projet visant la mise sur pied d’un système alimentaire plus durable. Cela nous amène à collaborer non seulement avec les autorités municipales, mais aussi avec les acteurs de la région métropolitaine de Québec, les producteurs agricoles, les restaurateurs, les banques alimentaires et les organismes communautaires impliqués dans le système alimentaire de la grande région de Québec. Notre équipe travaille de manière à ce que la recherche scientifique soit vraiment utile sur le terrain. Nous avons également une équipe de spécialistes qui travaillent, entre autres, sur les problèmes d’insécurité alimentaire dans le Grand Nord québécois, de concert avec les communautés autochtones. »

Appréhender les enjeux de demain
Les différents programmes et formations offerts à l’Université Laval en matière de sécurité alimentaire sont très complets, car, pour y réussir, il faut être en mesure de s’ouvrir à plusieurs disciplines. Ces formations recherchées produisent des cohortes étudiantes aptes à relever les défis interreliés de la sécurité alimentaire et des changements climatiques. « L’idée derrière ces formations interdisciplinaires est d’être en mesure d’appréhender les enjeux de demain sous différents angles et également de manière transversale, précise Geneviève Parent. Ainsi, les diplômés du Chantier d’avenir ou de l’École supérieure d’études internationales ne seront pas juristes, économistes ou agronomes, mais ils détiendront dans ces trois disciplines des connaissances qui leur permettront d’aborder les défis globaux de manière innovante. En raison de leur formation multidisciplinaire, ces étudiantes et étudiants sont très sollicités pour occuper des postes au gouvernements provincial, au gouvernement fédéral ou dans des organisations internationales. »

Pour s’informer sur les programmes et les bourses d’études en sécurité alimentaire de l’Université Laval :
ulaval.ca
chaire-diversite-alimentaire.ulaval.ca
esei.ulaval.ca


Animée d’une profonde culture de développement durable, l’Université Laval forme des générations étudiantes engagées et créatrices, des citoyennes et citoyens de premier plan, des scientifiques et des leaders en entrepreneuriat exerçant une influence marquée sur l’évolution des sociétés. Ouverte sur le monde, l’Université Laval vise l’excellence en enseignement et en recherche. Référence pour ses partenaires autant que source d’inspiration, elle rassemble les forces du changement – au cœur de l’effervescence universitaire de la ville de Québec.

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