Selon L’honorable L. Yves Fortier, l’acte philanthropique est important et nécessaire

Caroline Rodgers
Collaboration spéciale
«Au Québec, la philanthropie n’a pas toujours fait partie de notre ADN, mais aujourd’hui, c’est en train de changer», estime Yves Fortier.
Photo: Photo fournie «Au Québec, la philanthropie n’a pas toujours fait partie de notre ADN, mais aujourd’hui, c’est en train de changer», estime Yves Fortier.

Ce texte fait partie du cahier spécial Philanthropie

L’honorable L. Yves Fortier, président d’honneur de la campagne Longue vie aux tannants, de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants, parle de l’importance de contribuer.

Il arrive parfois que les étoiles s’alignent pour la rencontre des bonnes personnes au bon moment. Dans le cas de Renée Vézina et d’Yves Fortier, c’est arrivé par pur hasard, dans un avion. À cet instant, la présidente de la Fondation de l’Hôpital de Montréal pour enfants et le président d’honneur de la campagne Longue vie aux tannants ne le savaient pas encore, mais ils allaient bientôt travailler ensemble dans un but commun : récolter 200 millions de dollars pour la santé des enfants.

Au cours de sa longue et fructueuse carrière d’homme d’affaires, d’avocat et de diplomate, l’honorable L. Yves Fortier a notamment été membre de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye et ambassadeur du Canada aux Nations unies. En le voyant arriver à côté d’elle à bord d’un vol pour Toronto qu’il venait d’attraper de justesse, Renée Vézina, qui l’avait reconnu, a vite sauté sur l’occasion : elle cherchait justement un président d’honneur pour la plus ambitieuse campagne de financement de l’histoire du Québec.

Après avoir travaillé toute sa vie, L. Yves Fortier aurait pu choisir de se reposer, mais il préfère continuer à contribuer activement à la société. C’est ce qui l’a poussé à accepter.

De grands donateurs extrêmement sollicités

« J’ai toujours pensé que dans la vie, il est important de donner de soi-même, surtout quand on a beaucoup reçu, dit-il. En discutant avec mon épouse, je me suis rappelé que notre fils avait été traité à l’Hôpital de Montréal pour enfants quand il était petit. Il avait tellement aimé son séjour que lorsque nous sommes allés le chercher, il ne voulait pas nous suivre ! Il aimait les infirmières, les médecins, et il s’était fait des amis parmi les autres enfants malades. Nous avons été à même de constater la qualité des soins, et cela a bien sûr influencé ma décision. »

À titre de président d’honneur, une partie de son rôle consiste à convaincre de grands donateurs de contribuer à la campagne, alors qu’au Québec, les personnes qui ont les moyens de faire des dons substantiels sont extrêmement sollicitées.

« Il y a plusieurs grandes causes très louables qui méritent d’être encouragées, mais j’ai découvert que bien des gens ont déjà connu un enfant traité au Children. C’est une bonne porte d’entrée dans la réflexion de gens qui ont réussi dans la vie et qui veulent redonner. »

Toutefois, il n’est pas nécessaire d’être un grand philanthrope et d’avoir des millions pour donner, souligne le président d’honneur. Le Children est un reflet de la société québécoise dont tout le monde peut être fier. Chaque don compte, d’autant plus que pour chaque dollar donné par le public, le gouvernement accorde du financement additionnel sous forme d’appariement.

Grâce aux dons reçus, de nombreux projets innovants pour améliorer les soins aux enfants peuvent être réalisés. La campagne Longue vie aux tannants vise à financer une vingtaine de ces projets.

« La campagne a besoin de dons, grands et petits, qui transforment et qui sauvent des vies. C’est un grand honneur pour moi d’aider. C’est extrêmement gratifiant. Au Québec, la philanthropie n’a pas toujours fait partie de notre ADN, mais aujourd’hui, c’est en train de changer. »

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