En philanthropie, on n’est jamais trop jeune pour donner

Pierre Vallée
Collaboration spéciale
«Je voulais faire quelque chose pour contribuer à ce que ces enfants accidentés puissent recevoir la même qualité de soins que moi», raconte Sébastien Hally.
Photo: Photo fournie «Je voulais faire quelque chose pour contribuer à ce que ces enfants accidentés puissent recevoir la même qualité de soins que moi», raconte Sébastien Hally.

Ce texte fait partie du cahier spécial Philanthropie

L’an dernier, à 25 ans, Sébastien Hally a décidé de faire un geste philanthropique rare chez les gens de son âge. Il a choisi de faire un don d’importance à la Fondation CHU de Sainte-Justine.

« Quand j’avais quatre ans, raconte Sébastien Hally, j’ai subi un accident plutôt grave, et c’est à l’hôpital Sainte-Justine que j’ai été soigné », raconte-t-il.

En effet, en jouant avec sa sœur aînée, Sébastien passe au travers d’une porte vitrée, ce qui cause une importance lacération à son poignet droit et nécessite une délicate opération, suivie d’une période de rééducation.

« Grâce à l’efficacité et à la qualité des soins de l’équipe médicale à l’hôpital Sainte-Justine, poursuit-il, j’ai pu retrouver l’usage de ma main avant même mon entrée à la maternelle. Aujourd’hui, au début de ma vie professionnelle, si je suis en santé et que j’ai l’usage de ma main droite, c’est grâce au personnel de Sainte-Justine. Je lui en serai toujours reconnaissant. »

Ses parents aussi puisqu’ils deviendront peu après l’accident de leur fils des donateurs à la Fondation CHU Sainte-Justine. Sébastien, dès qu’il en a eu les moyens, est devenu lui aussi un donateur mensuel.

Le don d’assurance vie

Mais il voulait faire plus. « J’ai compris que j’avais subi un accident lorsque j’étais enfant, et qu’aujourd’hui, d’autres enfants continuent d’être victimes d’accidents. Je voulais faire quelque chose pour contribuer à ce que ces enfants accidentés puissent recevoir la même qualité de soins que moi. »

Il s’est donc demandé comment s’y prendre. « Comme je suis au début de ma carrière professionnelle, je ne possède pas encore beaucoup d’actifs, ce qui m’empêche de faire une contribution plus importante à partir de ces derniers. »

Il en a alors discuté avec ses parents, puis avec Nathalie Gagnon, qui s’occupe des dons planifiés pour la Fondation CHU Sainte-Justine. « Et c’est ensemble que nous sommes arrivés à choisir le don par assurance vie. »

Dans son cas, Sébastien Hally a souscrit une police d’assurance vie et il a inscrit la Fondation CHU Sainte-Justine comme bénéficiaire.

« Cela a l’avantage de me permettre de faire un don plus important, poursuit Sébastien Hally, et ce, pour une contribution financière que je peux assumer maintenant, soit payer les primes de l’assurance, ce qui me prive au fond de peu. »

Est-ce son dernier geste philanthropique ? « J’en doute, avance Sébastien Hally. Pour le moment, je vais continuer ma carrière et ma vie et, plus tard, je serai davantage en mesure d’évaluer ma capacité d’agir. Mais chose certaine, la philanthropie fera toujours partie de mes valeurs. »

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