L’absence de bureaux de vote sur les campus inquiète

La mise en place de ces bureaux de vote nécessite une longue planification qui n’est pas possible pendant la pandémie de COVID-19.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La mise en place de ces bureaux de vote nécessite une longue planification qui n’est pas possible pendant la pandémie de COVID-19.

La décision d’Élections Canada de ne pas ouvrir de bureaux de vote sur les campus universitaires en inquiète plus d’un. On craint que cela ait des répercussions négatives sur le vote des jeunes.

En 2019, le taux de participation des 18 à 24 ans s’est élevé à 54 %, une baisse de trois points de pourcentage par rapport aux élections de 2015. Lors du scrutin de 2011, le taux avait atteint un abyssal 38 %.

Matthew McKenna, un porte-parole d’Élections Canada, convient que cette décision a été difficile. Il explique que la mise en place de ces bureaux de vote nécessite une longue planification qui n’est pas possible pendant la pandémie de COVID-19. L’élection d’un gouvernement minoritaire n’a pas aidé non plus, car cela signifiait qu’un scrutin pouvait être déclenché à tout moment.

Il ajoute que l’agence a collaboré avec des organisations étudiantes pour informer les étudiants de leurs options de vote.

Le groupe Apathy is Boring, qui veut sensibiliser les jeunes à l’importance de voter, lancera une campagne numérique visant à informer les jeunes sur les différentes façons de voter.

Sa directrice générale, Samantha Reusch, dit que le groupe organise également des événements virtuels pour créer un espace permettant aux jeunes de discuter de politique.

 

Justin Fletcher, candidat à la maîtrise à l’Université de Toronto, croit que l’installation de bureaux de vote sur les campus aurait pu inciter les étudiants à voter.

« Avec un peu de chance, il y a aura des bureaux de vote près des campus. Comme ça, les étudiants pourront voter plus facilement », a-t-il dit.

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