CHOI-FM bannie des ondes

Québec — Dans une décision sans précédent, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a refusé de renouveler la licence de CHOI-FM, la station radiophonique la plus écoutée à Québec, en raison des propos offensants et des attaques personnelles proférés à maintes reprises par ses deux animateurs-vedettes, André Arthur et Jeff Fillion.

À la suite de l'audience publique tenue en février dernier, le CRTC a rendu publique sa décision de ne pas accorder de renouvellement de la licence de CHOI-FM à son propriétaire, Genex Communications. Cette licence échoit le 31 août prochain. Le CRTC a lancé hier un appel de demandes pour une nouvelle licence à Québec afin de remplacer CHOI-FM.

Genex avait acquis sa licence en 1997. En 2002, le CRTC ne l'avait renouvelée que pour deux ans — la durée habituelle de telles licences est de sept ans — en raison des nombreuses plaintes que suscitait «le contenu verbal» de la station, pour reprendre le jargon réglementaire. Ce renouvellement avait été assorti de plusieurs conditions.

Dans sa décision de 37 pages, le CRTC «considère que le droit de critiquer n'entraîne pas le droit de dénigrer ou de faire preuve d'acharnement indu, ni de se servir des ondes publiques pour proférer des attaques personnelles». L'organisme note que, malgré les engagements de Genex, la situation s'est dégradée depuis deux ans. La création d'un comité pour étudier les plaintes du public n'a pas produit de résultat. L'embauche d'un avocat à temps plein pour traiter ces plaintes n'a rien donné, ce dernier multipliant même les mesures dilatoires auprès du CRTC. Dans sa réponse aux plaintes, tout comme à l'audience publique, Genex «a adopté et maintenu une attitude inflexible et réfractaire», estime l'organisme fédéral.

Le CRTC signale avoir reçu 47 plaintes à l'encontre de CHOI-FM de 1997 à 2002. Or, en dix-sept mois depuis 2002, l'organisme avait reçu 45 plaintes touchant les propos tenus sur les ondes de CHOI-FM.

Le problème vient de l'émission Le Monde parallèle de Jeff, diffusée de 6h à 10h et animée par Jeff Fillion, sorte de Howard Stern de la Vieille Capitale, en presque aussi salace mais en plus agressif. Un segment d'une demi-heure est animé conjointement avec André Arthur, qui est morning man à CKNU-FM de Donnacona, dont Genex est également propriétaire. Durant sa longue carrière, M. Arthur a eu sa part de démêlés avec le CRTC, le Conseil de presse et les tribunaux en raison des propos qu'il a tenus en ondes.

En conférence de presse hier, le président de Genex, Patrice Demers, s'est montré fort surpris de la décision du CRTC. «C'est un acte de censure qui est totalement injustifié et incompréhensible. Nos pires scénarios ne prévoyaient pas un tel acte de censure», a-t-il dit. Accompagné du conseiller juridique de Genex, Me René Dion, M. Genest a indiqué qu'il s'adresserait à la Cour fédérale pour briser la décision du CRTC qui enfreint, selon l'avocat, la liberté d'expression garantie par la Charte des droits et libertés de la personne.

«Le débat d'idées ne semble plus avoir sa place dans notre société», a dit M. Demers, qui demande aux auditeurs de CHOI-FM d'appuyer la station dans son «combat pour la liberté d'expression». La station prévoit organiser des rassemblements et diverses activités de mobilisation.

M. Demers a même lancé un appel aux journalistes, un trait ironique quand on sait que le quotidien Le Soleil était en guerre ouverte contre Jeff Fillion.

Quand Patrice Demers a fait l'acquisition de la station en 1996 pour la somme de deux millions, celle-ci était la moins écoutée des stations commerciales. Sept ans plus tard, elle s'est retrouvée en tête des cotes d'écoute. Dans les derniers sondages BBM du printemps, CHOI-FM comptait 380 000 auditeurs, soit deux fois plus que la deuxième station la plus écoutée à Québec, CFOM. CHOI-FM détient une licence pour diffuser de la musique rock alternatif. Le matin, Jeff Fillion, bon premier, attire 46 000 auditeurs au quart d'heure et accapare 25 % de l'auditoire.

Selon M. Demers, CHOI-FM vaudrait plus de 25 millions si elle était vendue avec sa licence. «Une station de radio aussi populaire et aussi bien positionnée dans son marché est excessivement rentable», a-t-il dit. Environ 35 personnes risquent de perdre leur emploi à l'expiration de la licence, le 31 août.

Dans sa décision, le CRTC a relevé plusieurs cas où CHOI-FM a diffusé des propos offensants. Jeff Fillion a comparé un hôpital psychiatrique à un zoo et a suggéré qu'on tue leurs patients en les gazant. Dans un autre cas, M. Fillion s'en est pris à l'animatrice de MétéoMédia, Sophie Chiasson, à plusieurs reprises en parlant de ses seins et de la grosseur de son cerveau. De son côté, André Arthur a qualifié les étudiants de l'Université Laval en provenance d'Afrique de «fils des pilleurs, des cannibales qui dirigent certains pays du Tiers-Monde».

Pour la présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), Anne-Marie Dussault, «c'est un jour triste pour la radiodiffusion». Mais en aucun cas «la FPJQ ne va cautionner l'utilisation que CHOI-FM a faite des ondes et qui est à l'opposé des valeurs et des standards journalistiques», a-t-elle dit.

«Je trouve que Genex a du culot de demander aux journalistes de se lever pour les défendre. En fait, je me sens un peu comme un avocat d'un tueur en série, a poursuivi Mme Dussault. La liberté d'expression sert de piédestal à la liberté commerciale.»

Pour la présidente de la FPJQ, il serait sans doute temps de définir jusqu'où peut aller la liberté d'expression. «Ça fait 20 ans qu'il y a des pollueurs des ondes.» Ils «discréditent ceux qui prennent soin de la liberté d'expression, les journalistes, qui en paient le prix», a-t-elle fait valoir.

Le président du Conseil de presse, Raymond Corriveau, estime que le non-renouvellement de la licence pénalise beaucoup de gens qui n'ont rien à voir avec les propos reprochés. Le CRTC devrait peut-être s'en prendre plus directement aux animateurs en cause, ceux qui sont responsables de «la gestion de la parole publique».

Pour Daniel Giroux, du Centre d'études sur les médias de l'Université Laval, la décision du CRTC est parfaitement justifiée. CHOI-FM a eu plusieurs occasions de s'amender. «Ça leur rappelle qu'ils sont des locataires des ondes, a-t-il dit. Ils essayaient d'attiser la haine et le mépris pour des gens qui n'avaient pas les mêmes avis qu'eux.» Selon l'universitaire, le CRTC «envoie un signal à tout le monde: ce n'est pas une façon de faire de l'argent».

La députée péquiste de Taschereau, Agnès Taschereau, qui a souvent goûté à la médecine des Fillion et Arthur, estime «qu'on ne peut pas baser une cote de popularité d'une radio sur la haine et le mépris. La liberté d'expression ne peut pas s'exercer en moussant la haine».

Invité à plusieurs reprises à l'émission de Jeff Fillion, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, était, de toutes les personnalités politiques, le chouchou de la station. La députée adéquiste de Lotbinière, Sylvie Roy, a décrié, hier, la décision du CRTC. «Le retrait de la liberté d'expression, c'est comme la peine capitale», a-t-elle dit. Ce n'est pas parce que exploiter une licence de radiodiffusion est un privilège que l'État doit imposer que tel ou tel discours se fasse entendre en ondes. «Ça devient dangereux, a-t-elle dit. La liberté d'expression doit aller jusqu'au point de dire: c'est le public qui décide, c'est le public qui en est le juge.»
13 commentaires
  • Jeannot Vachon - Inscrit 14 juillet 2004 07 h 18

    CRTC et la perte de licence FM de CHOI: La liberté de salir

    Est-ce que les 380,000 auditeurs de la région de Québec peuvent se tromper ? Réponse: oui. Notre société est basée sur les droits humains et non sur la liberté de détenir une license FM et d'en faire ce que bon nous semble.

    Même si des centaines de milliers d'auditeurs acceptent d'assister à des spectacles dégradants, ça ne rend pas la chose légitime pour autant.

    CHOI radio X a de très bons éléments humains et une programmation qui rencontre les besoins de nombreux auditeurs et surtout des jeunes. Toutefois, il y a un élément de gangrène en la personne de l'animateur Jeff Fillion, une espèce de gourou qui, se croyant imbu d'une sorte de divinité, se permet de tout démolir ce qui l'entoure, de cracher sur toute autorité et sur toute personnalité connue.

    Un exploit récent de Fillion, alors que, à CHOI, on attendait la décision du CRTC sur la survie de leur license, fut de rebaptiser le maire de Québec d'un sobriquet baignant dans la maladie et la merde. L'origine du surnom est obscure pour la majorité des auditeurs, mais pendant plusieurs semaines, et surtout pendant la campagne référendaire, Fillion référait au maire de Québec comme étant Gastro-L'Allier. On peut difficilement concilier une telle pratique avec une quelconque déontologie journalistique. Bien au contraire on viole les droits de la charte et du code civil en salissant ainsi le nom d'un individu, sous prétexte qu'on ne partage pas ses opinions politiques.

    En humour on a souvent ce qu'on appelle le "bitchage". On envoie à des personnalités connues des petites plaisanteries et allusions malsaines. Certains rient et d'autres rient jaune. Mais dans l'émission "Le monde parallèle" de Jeff Fillion, on rit toujours jaune car il n'y a pas d'humour ou si peu. Fillion dira le plus sérieusement du monde par exemple que le fils de Céline Dion est une future tapette ou que Josélito Michaud a dû mettre son doigt dans le cul d'Isabelle Boulay pour que leurs relations de gérant à artiste ait mal tourné.

    Sous le couvert de défendre la liberté d'expression, voici la politique de Genex communications pour s'attirer de grosses cotes d'écoutes: embaucher des grandes gueules, qui sont de bons communicateurs et les laisser complètement libre de dire n'importe quoi, dont des faussetés, des injures, des grossièretés, des jurons. On les laisse cracher du fiel, enseigner la haine envers des personnalités du monde politique, artistique et du milieu journalistique, bref envers toute personnalité connue.

    Patrice Demers, le propriétaire de la station, conteste la juridiction du CRTC de juger du contenu verbal des stations de radio. Il prétend que des poursuites devant les tribunaux par les mécontents suffisent pour réglementer les propos tenus en ondes. C'est tout à fait ridicule de penser que tous ont une possibilité de se défendre sans l'intervention d'un organisme public qui est d'ailleurs là pour ça.

    Quand Fillion s'est attaqué à des handicapés et à des personnalités à forte taille en les ridiculisant ou à plusieurs Miss Météo en disant que toutes sont des connes qui sont engagées pour leurs gros seins, pensez-vous vraiment qu'une de ces victimes pouvait se permettre d'entrer dans un procès coûteux, humiliant et épuisant pour chercher justice ?

    À CHOI, on essaie de relier la perte de license aux idées politiques, généralement de droite ou d'extrême droite des animateurs. On crie à la censure des idées. Or il n'en est rien. Les animateurs de radio sont toujours libre d'exprimer leurs opinions, mais il y a des limites lorsque l'opinion s'attaque aux droits des individus, notamment au respect de leur nom, de leur réputation et de leur dignité.

    À CHOI on s'est fait les défenseurs des victimes de la prostitution juvénile, mais parallèlement, on créait d'autres victimes avec des dommages beaucoup plus grands car on trainait dans la boue tout un chacun, des politiciens, des personnalités de la radio et de la télévision en les traitant de cons, de nuls, d'imbéciles, de gens qui ne méritent pas du tout les postes qu'ils occupent. Des agressions méchantes et gratuites avec souvent une constance qui virait au harcèlement.

    La diffamation ne fait pas partie du droit à la liberté d'expression, pas plus que le droit de posséder une license FM, lorsqu'on refuse de respecter les règles établies par le parlement pour le bien-être de la population. La pollution des ondes est beaucoup plus facile et dommageable que la pollution de l'environnement.



    Jeannot Vachon
    Un auditeur inquiet de la pollution des ondes
    Québec

  • André Bergeron - Inscrit 14 juillet 2004 08 h 52

    BON DÉBARAS

    Jeff Fillion qui se compare a ce débile

    Howard Stearn!!! comme s'il y avait de quoi se vanter
    Je ne crois pas en ce genre de liberté d'expression!
    André Bergeron, L'Assomption

  • Stephane Dube - Abonné 14 juillet 2004 09 h 57

    Lettre à Mme Roy faisant suite à sa position rapporté dans cet article

    Madame Roy,

    Je viens de prendre connaissance de votre opinion qui a été reprise dans Le Devoir du 14 juillet :

    « Invité à plusieurs reprises à l'émission de Jeff Fillion, le chef de l'Action démocratique du Québec, Mario Dumont, était, de toutes les personnalités politiques, le chouchou de la station. La députée adéquiste de Lotbinière, Sylvie Roy, a décrié, hier, la décision du CRTC. «Le retrait de la liberté d'expression, c'est comme la peine capitale», a-t-elle dit. Ce n'est pas parce que exploiter une licence de radiodiffusion est un privilège que l'État doit imposer que tel ou tel discours se fasse entendre en ondes. «Ça devient dangereux, a-t-elle dit. La liberté d'expression doit aller jusqu'au point de dire : c'est le public qui décide, c'est le public qui en est le juge.»

    Je trouve particulièrement dangereux qu'une députée n'ose même pas critiquer les agissements de CHOI et surtout de ses animateurs. Ne saviez-vous pas que la violence verbale est aussi dommageable que la violence physique? On ne tolère pas que les gens se battent physiquement sur la place publique. Pourquoi le ferait-on pour des batailles verbales? Pour moi, les insultes sont aussi graves qu'un coup de poing. Parlez-en aux organismes qui accueillent les personnes (dont malheureusement la plupart sont des femmes) victimes de violence conjugale.

    Comme toute liberté, la liberté d'expression a ses limites et je crois que malheureusement pour CHOI (et tous leurs auditeurs qui apprécie la musique rock et les efforts de la station pour encourager les groupes locaux), ils se sont crus au dessus de la loi.

    La liberté de l'un s'arrête là ou celle de l'autre commence.

    Stéphane Dubé
    Québec

  • Fleurette Riverin - Inscrite 14 juillet 2004 14 h 42

    Ô LIBERTÉ (DE PRESSE), QUE DE CRIMES ON COMMET EN TON NOM

    La liberté de presse a le dos large. Au niveau de l'image: Corps éventrés, calcinés; sabre qui s'abat sur le cou d'un otage; prisonniers en laisse ou empilés nus en une grotesque pyramide de chair humaine; ces images ont été diffusées sur toutes les chaînes, à répétition, pendant des jours et des jours. Accidentés de la route ou victimes de meurtres montrés sans respect pour les familles qui les pleurent... On veut tout voir, donc il faut tout montrer!

    Au niveau des paroles, CHOI-FM dont je lis les tristes dérapages, bat tous les records. Commentaires grossiers, injurieux, blessants, sexistes, excluant toute compassion, même envers les handicapés, et je cite Jean-François Fillion, ce demi-dieu adulé par plus de 300 000 québécois(es), grands adeptes de cette radio-poubelle: "De toutes façons, elle n'était qu'une poubelle qui crachait de la marde par les deux bouttes. À faisait que manger pis chier. Pis à coûtait cher à entretenir." C'est ainsi que Fillion a décrit la fille gravement handicapée de Robert Latimer, que ce fermier de l'Ouest a tuée par compassion. Peut-on avoir des propos plus méprisants et grossiers que ceux-ci, et la presse peut-elle les admettre de la part d'un "journaliste" sans le qualifier de charognard?

    Le CRTC a donc mis ses culottes en retirant sa licence à CHOI-FM, après avoir cependant donné de multiples avertissements à Genex, mais son patron Patrice Demers qui se lamente sur les ondes qu'on brime le droit d'expression et appelle tous ses fidèles à manifester contre le CRTC, n'attire pas la sympathie puisqu'il ne veut surtout pas congédier Fillion car ce geste lui ferait perdre le filon payant de la radio-poubelle si bien incarnée par celui-ci. Ce départ nettoiera les ondes et permettra à une autre station de faire entendre une voix plus propre, car le liberté de presse et d'expression comporte AUSSI une responsabilité que nul ne doit piétiner, et il est temps qu'un vrai débat se tienne sur la rigueur des journalistes et des propriétaires de stations vivant grassement de cette presse dite TRASH.

    Anne-Marie Dussault a bien résumé le cas de Fillion lorsqu'on lui a demandé ses commentaires en tant que présidente de la Fédération professionnelle des journalistes au Québec: "Je me sens, a-t-elle dit, comme une avocate qui doit défendre un tueur en série." Cela en dit long sur le respect qu'elle lui porte, et elle ne doit le protéger d'aucune façon, au nom de la PROPRETÉ de la presse.

    FLEURETTE RIVERIN

  • Jeannot Vachon - Inscrit 14 juillet 2004 14 h 51

    Fermeture de CHOI: L'odeur de purin sur la ville de Québec tire à sa fin

    Fermeture de CHOI: L'odeur de purin sur la ville de Québec tire à sa fin


    J'ai écouté ce matin (mercredi) le radiothon de Jeff Fillion pour défendre la licence de CHOI, comme j'avais écouté hier leurs réactions à la sanction du CRTC.

    On nous promettait hier de mobiliser les intervenants politiques. Or ce matin, on n'en a entendu aucun. Hier on a entendu une opinion favorable d'une représentante de l'ADQ, un parti qui, n'allant nulle part, est toujours prêt à capitaliser sur des électeurs frustrés des autres partis.

    Agnès Maltais pour sa part a approuvé la décision du CRTC, sans plus de commentaire. Le Bloc a fait savoir hors d'ondes qu'il ne ferait aucune démarche pour contester la décision.

    Les appuis de CHOI sont on ne peut plus faibles, d'abord parce qu'à CHOI, on a souvent eu des discours hargneux envers les politiciens mais surtout parce qu'aucun de ceux-ci ne veut cautionner ce qui se fait sur les ondes de cette radio.

    Fillion s'est acharné sur une tête de turc, Robert Gillet, en demandant pourquoi Gillet, pour avoir été client d'une prostituée mineure, n'a pas eu une sanction plus dommageable que celle du CRTC pour les employés et actionnaires de CHOI. Mais où est donc le rapport ? On voit bien le style de Fillion, qui essaie de susciter la haine de certaines personnes pour remonter sa propre estime.

    Un autre argument était que les plaintes étaient peu nombreuses (moins de 100) et venaient souvent d'adresses hotmail anonymes, donc possiblement de concurrents. Voici comment CHOI traite ses plaintes: on veut savoir qui les fait, quelle sont leur adresse, ceci pour des motifs inconnus mais douteux. On ne s'arrête pas au fondement des plaintes ni à leur gravité. Pourquoi le CRTC s'arrête aux plaintes et ne constate pas les bons coups ? La réponse est simple: on ne reçoit pas de cadeau de la société pour respecter les lois et règlements. Cela est le devoir de tout citoyen.

    Est-ce que CHOI demande le droit à l'infraction ? Ou le droit à l'anarchie ? Avoir une entreprise qui gagne de l'argent est-il une justification pour enfreindre la loi et les règlements et continuer à bénéficier d'une licence sujette à ces règlements ?

    Je n'ai pas d'inquiétude sur le sort des artisans de CHOI qui ont de bonnes capacités et qui sauront continuer dans le secteur de l'information, mais j'espère qu'un Jeff Fillion disparaîtra de ce secteur car il a une personnalité déplaisante et une attitude arrogante et hargneuse envers toute personnalité connue au Québec.

    Fillion avait récemment orchestré une campagne nommée "Québec ville crottée". Cela consistait à mobiliser l'auditoire pour trouver des endroits malpropres de la ville et de s'en faire une collection de photos pour présenter au maire. En entendant le ton de cette campagne et du reste, je me disais qu'effectivement Québec était une ville crottée, mais plutôt au niveau des ondes.