Une course à quatre au Parti conservateur

L’ancien adjoint politique et unique candidat québécois, Rudy Husny (en photo), et la députée ontarienne, Marilyn Gladu, n’ont pas remis 3000 signatures et 300 000 $ au Parti conservateur à temps pour respecter l’échéancier qui avait été fixé à mercredi pour devenir candidat officiel.
Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne L’ancien adjoint politique et unique candidat québécois, Rudy Husny (en photo), et la députée ontarienne, Marilyn Gladu, n’ont pas remis 3000 signatures et 300 000 $ au Parti conservateur à temps pour respecter l’échéancier qui avait été fixé à mercredi pour devenir candidat officiel.

La course conservatrice suit son cours, malgré l’épidémie de coronavirus, et comptera finalement quatre candidats. Deux aspirants-chefs ont été exclus de la lutte mercredi, faute d’avoir réussi à récolter l’argent et les signatures nécessaires.

L’ancien adjoint politique et unique candidat québécois, Rudy Husny, et la députée ontarienne, Marilyn Gladu, n’ont pas remis 3000 signatures et 300 000 $ au Parti conservateur à temps pour respecter l’échéancier qui avait été fixé à mercredi pour devenir candidat officiel.

Tous deux avaient demandé que la course soit retardée, pour éviter de devoir faire campagne et solliciter de l’argent aux Canadiens qui souffrent de la crise économique entraînée par l’épidémie de COVID-19. Le Parti conservateur avait refusé.

« Ce faisant, [le comité organisateur de la course] demeure virtuellement la seule organisation dans le monde qui ait refusé de reconnaître que la crise de la COVID-19 a fondamentalement bouleversé notre mode de vie », a déploré M. Husny. « Bien que j’aie espéré que la voix de la raison et le bon sens l’emportent, malheureusement ce n’est pas le cas », a-t-il reproché, en invitant le PC à verser à la Croix-Rouge les 25 000 $ qu’il leur avait remis pour entrer dans la course.

La députée Marilyn Gladu a quant à elle souhaité aux membres conservateurs « que la sagesse vous inspire alors que nous nous préparons à choisir un nouveau chef ».

Les candidats officiels sont : l’ex-ministre et ancien chef du Parti progressiste –conservateur Peter MacKay, le député et ex-ministre Erin O’Toole, ainsi que le député Derek Sloan et l’avocate Leslyn Lewis – tous deux pro-vie.

M. O’Toole et M. Sloan ont eux aussi invité, en vain, le PC à suspendre sa course à la chefferie le temps de laisser passer l’épidémie. M. MacKay a quant à lui demandé qu’elle soit accélérée, afin que le parti se dote d’un chef rapidement pour répondre au gouvernement libéral et à sa gestion de crise.

Le Parti conservateur plaide qu’il prend bel et bien acte de l’épidémie de COVID-19 puisqu’il a offert à tous les candidats de les aider à faire campagne par vidéoconférence. Le PC a remercié M. Husny et Mme Gladu pour leur candidature et leur dévouement à la course à la chefferie. L’homme d’affaires Rick Peterson avait de son côté abandonné sa candidature vendredi dernier.

Dans les rangs conservateurs, on explique que la seule obligation inscrite à la constitution du parti pour la course est celle d’assurer le droit de vote des membres par la poste. Pour l’instant, cela n’est pas menacé par le coronavirus, dit-on.

L’élection du prochain chef demeure donc prévue pour le 27 juin. Les quatre candidats officiels participeront d’ici là à deux débats sans public : en anglais le 17 avril et en français le 23 avril.