Activités parascolaires: recommandations pour contribuer positivement au développement des jeunes

Mélanie Gagné Collaboration spéciale

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Pour qu’elles soient bénéfiques, les activités parascolaires doivent être structurées, inclusives et menées par des animateurs formés pour intervenir auprès des jeunes.​

C’était il y a longtemps et, pourtant, vous n’avez pas oublié… Vous gardez de précieux souvenirs d’un animateur dévoué de votre école qui a un peu changé votre vie. Des mentors qualifiés qui aident les jeunes à développer leurs compétences sociales et leur autonomie sont indispensables à l’efficacité des activités parascolaires (culturelles, sportives ou communautaires).

C’est l’un des éléments qui ressortent d’un guide créé par une équipe de recherche de l’Université Laval et de l’Université de Montréal sur les meilleures pratiques en matière d’activités parascolaires. Ce guide a été lancé à la suite de l’annonce d’un investissement gouvernemental de 32,3 millions de dollars permettant à 26,5 % des élèves du secondaire du Québec de profiter d’une heure d’activités parascolaires gratuite par jour pour la présente année scolaire. Cette offre touchera tous les élèves de la province au cours des prochaines années.

Anne-Sophie Denault, coauteure du guide et professeure titulaire au Département des fondements et pratiques en éducation de l’Université Laval, accueille favorablement cette initiative du gouvernement du Québec. Elle et ses confrères tiennent toutefois à faire leurs recommandations pour que cela se mette en œuvre efficacement : « Avec le guide, on veut sensibiliser les acteurs qui gravitent autour du parascolaire à offrir un minimum de formation ou de soutien pour mettre sur pied des activités pensées et réfléchies qui ont le potentiel d’apporter des effets positifs chez les élèves et d’atteindre les résultats souhaités. »

Conditions nécessaires

D’autres conditions doivent être réunies pour que les activités parascolaires soient profitables au développement des adolescents, précise Mme Denault : « Les activités parascolaires en soi ne sont pas miraculeuses : il faut que les élèves vivent des expériences positives qui peuvent se généraliser au contexte plus global de l’école et donner le goût d’aller et de rester à l’école. Les établissements doivent faire des efforts pour aller chercher les élèves qui n’ont pas tendance à s’investir dans ce type d’activités. L’offre doit être variée et il faut adopter des pratiques inclusives en évitant, par exemple, les critères de sélection. »

Mme Denault ajoute que l’initiative de Québec pourra démocratiser l’accès à des activités parascolaires de qualité et contribuer à la mixité sociale si le budget est réparti dans l’ensemble des couches socio-économiques : « Tout dépend de ce que font les animateurs, de ce que les élèves vivent et apprennent. Il est important de penser et de planifier attentivement ce type d’activités. Il faut y investir des efforts et des ressources, humaines et matérielles. »

Un programme de certification en coaching intitulé « Pour 3 points » outille les entraîneurs sportifs en milieux parascolaires. Ce programme prometteur est présenté dans le guide de Mme Denault et de ses confrères, disponible en ligne sur le site du Réseau d’information pour la réussite éducative.