La CSQ lance un cri du coeur en faveur de l’éducation

La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Sonia Éthier
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir La présidente de la Centrale des syndicats du Québec, Sonia Éthier

Les différents partis politiques se doivent absolument de profiter de l’actuelle campagne électorale pour promettre de faire du réseau public d’éducation « une véritable priorité nationale », croit la présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ),

En entrevue avec La Presse canadienne dimanche avant-midi, Sonia Éthier a souligné qu’après le scrutin du 1er octobre prochain, il faudra que cet engagement se traduise par une stabilisation des investissements dans ce système.

Selon elle, dans la foulée de la victoire électorale des libéraux provinciaux de 2014, les compressions budgétaires ont été tellement importantes que les acteurs du réseau ont dû se contenter de fonds nettement insuffisants pour assurer les services aux élèves.

Du même souffle, Mme Éthier a ajouté qu’« on ne peut pas adopter une approche comptable en éducation ».

À son avis, l’inefficacité de cette stratégie a déjà été clairement démontrée dans un passé récent.

D’après la présidente de la CSQ, ses membres n’ont pas eu le choix « de tenir le système à bout de bras » car le gouvernement sortant a longtemps « sous-financé » le réseau éducatif public au nom du sacro-saint équilibre budgétaire.

Dans un pareil contexte, ils ont assisté, impuissants, à la détérioration de leurs conditions de travail.

Sonia Éthier a indiqué que le parti élu au terme de la présente bataille électorale se devra de redresser la barre sans attendre.

« Les conditions de travail ont un lien direct avec la qualité des services rendus aux élèves », a-t-elle martelé.

En parlant du métier d’enseignant, Mme Éthier a expliqué qu’« il faudra vraiment revaloriser cette profession et la rendre plus attrayante ».

Poursuivant sur sa lancée, elle a soutenu que « du côté du personnel de soutien, la précarité est vraiment très présente ».

« Le prochain gouvernement devra donc lui offrir beaucoup plus de stabilité », a-t-elle précisé.

Sonia Éthier a aussi insisté sur la nécessité pour lui de se mettre en mode écoute et ce, dès son arrivée au pouvoir.

« Ce qui sera très important ce sera de reconnaître l’expertise de l’ensemble des travailleurs de l’éducation… quand le gouvernement fera des chantiers ou des consultations portant sur des projets à mettre en place dans les établissements scolaires », a-t-elle conclu.