Le Japon avance grâce à son franc-jeu

Le Japon a pris jeudi le train des huitièmes de finale du Mondial 2018 malgré sa défaite contre la Pologne.
Photo: Philippe Desmazes Agence France-Presse Le Japon a pris jeudi le train des huitièmes de finale du Mondial 2018 malgré sa défaite contre la Pologne.

Merci la Colombie ! Le Japon a pris jeudi le train des huitièmes de finale du Mondial 2018 malgré sa défaite contre la Pologne (1-0) grâce au succès des Sud-Américains, qui ont éliminé le Sénégal (1-0).

Derrière les Cafeteros premiers avec six points, les Samurai Blue ont doublé les Lions de la Teranga (égalité parfaite à 4 points chacun) grâce à un plus petit nombre de cartons jaunes (4 contre 6).

Premiers avant la dernière journée, ils ont été virtuellement troisièmes durant une vingtaine de minutes, jusqu’au but du Colombien Yerry Mina, à plus de 800 km de Volgograd, qui les a remis sur les rails de la qualification.

Leur joie au moment du coup de sifflet final de Sénégal-Colombie et les poings levés au ciel ont succédé à deux longues minutes d’attente où leurs visages étaient impassibles, tant le boulet d’une deuxième élimination consécutive est passé très près.

Le Japon, dernier représentant de la zone Asie encore en course, disputera donc son troisième huitième de finale en six participations, son dernier remontant à 2010. Reste désormais à dépasser ce cap, après deux échecs contre la Turquie en 2002 et le Paraguay en 2010.

La Pologne, qui n’avait plus rien à jouer, a au moins sauvé l’honneur : l’équipe de Robert Lewandowski a évité l’humiliation de devenir la première sélection polonaise à quitter une Coupe du monde sans aucune victoire, depuis l’instauration du système de poules en 1950.

Les Samurai Blue n’avaient besoin que d’un point pour se qualifier. Ils n’ont jamais semblé jouer pour en engranger plus, dans un match sans rythme, joué sous une chaleur accablante (37 °C).

Le manque de repères entre attaquants japonais a pesé sur le rythme émollient de la rencontre, le sélectionneur Akira Nishino ayant décidé de laisser sur le banc les quatre joueurs qui animaient l’attaque depuis le début du tournoi, dont la vedette Shinji Kagawa.

Cet étonnant choix a failli tourner au hara-kiri, quand une action éclair polonaise — un coup franc de Rafal Kurzawa catapulté dans les buts par Jan Bedarek (59) — venait d’un coup assombrir leur ciel.

Le Japon, assommé, a alors vécu la dernière demi-heure dans l’angoisse... Jusqu’au coup de pouce colombien.