Le grand méchant renard et autres contes…, Patrick Imbert et Benjamin Renner

Les cinéastes de l’attendrissant Ernest et Célestine renouent avec les couples dépareillés en mélangeant tout un bestiaire dans Le grand méchant renard et autres contes… L’adaptation de la bédé de Benjamin Renner, qui fait partie des belles offrandes du Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM), se déploie en trois saynètes qui tordent le cou aux idées reçues. Si l’ouverture est charmante, portée par les cris enthousiastes d’un poupon que la cigogne confie à un trio désinvolte, la seconde est absolument craquante. On y suit les transformations d’un renard au contact de poussins qui grandissent sous sa garde en s’imaginant devenir des terreurs… tout comme leur « mère » d’adoption. Faisant fi des genres, le segment mise parfaitement juste. Le dernier morceau est plus convenu, mêlant un sirupeux esprit de Noël à un choeur déjà bien sucré. Rien toutefois pour bouder son plaisir. Le trait soigné, fait à la main, est toujours aussi beau. Et l’esprit, encore bien tourné sous les aquarelles vibrantes.

Le grand méchant renard et autres contes…

★★★ 1/2

Animation de Patrick Imbert et Benjamin Renner. France, 2017, 80 minutes.