L’existence d’un charnier de Rohingyas reconnue par l’armée

Photo: Ed Jones Agence France-Presse Des jeunes rohingyas, dans le camp de réfugiés de la région de Cox's Bazar, le 4 décembre

Rangoon — L’armée du Myanmar a admis mercredi son implication dans le massacre de dix Rohingyas, reconnaissant également pour la première fois l’existence d’un charnier de membres de cette minorité musulmane dans l’État de Rakhine (nord), victime d’exactions depuis des mois. « Des habitants du village d’Inn Din et des membres des forces de sécurité ont reconnu avoir tué dix terroristes bengalis », a indiqué le bureau du chef de l’armée sur Facebook, revenant sur des faits datant du 2 septembre. Le message utilise un terme péjoratif pour désigner les Rohingyas, victimes d’une campagne de répression telle de la part de l’armée que l’ONU a évoqué une opération de nettoyage ethnique.