Le Cambodge sous pression après l’interdiction de l’opposition

Phnom Penh — La pression internationale s’est accrue vendredi sur le Cambodge, appelé par les États-Unis et l’Union européenne à revenir sur sa décision d’interdire le principal parti d’opposition à quelques mois d’élections cruciales. La dissolution du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) par la Cour suprême jeudi est le point d’orgue d’une longue série d’attaques orchestrées par l’inamovible premier ministre Hun Sen contre son seul adversaire crédible. Une décision qui a poussé Washington et Bruxelles à durcir le ton et à évoquer des sanctions. La tension est, depuis des mois, très forte dans ce pays d’Asie du Sud-Est, dirigé depuis 32 ans par Hun Sen, que les défenseurs des droits de la personne accusent de vouloir faire place nette avant des législatives cruciales en juillet 2018.