Le commun des mortels

Photo: Alex Margineanu

Éverard Leblanc est un enfant du XXe siècle, le saviez-vous ? Grâce à l’affection et au talent de son fils, le cinéaste Carl Leblanc (L’otage, Le coeur d’Auschwitz), ce n’est plus un inconnu, mais plutôt une figure emblématique du Canadien français devenu Québécois un peu malgré lui. Ce fier Gaspésien aura vécu les crises économiques et les aberrations gouvernementales (la colonisation, les fermetures de villages), le déclin de l’Église catholique et la prospérité des lendemains de la Deuxième Guerre mondiale. Des personnalités comme l’ancien premier ministre Lucien Bouchard, le regretté psychanalyste Guy Corneau ou le conteur Michel Faubert parlent de cet homme comme s’ils le connaissaient. Éverard, c’est le père ou le grand-père de tout un peuple, meurtri par son manque d’éducation et la tyrannie des puissants, néanmoins fier, ingénieux, besogneux, et porté par une foi qui défriche les plus hostiles territoires. Ce documentaire décline la devise « Je me souviens » de manière admirable.

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Le commun des mortels

★★★★

Canada, 2017, 82 min. Documentaire de Carl Leblanc.