L’autre côté de novembre

Photo: Philippe Boss

Après De ma fenêtre, sans maison… (2006) et La vallée des larmes (2012), Maryanne Zéhil poursuit son questionnement sur les douleurs de l’errance et les exigences de l’enracinement. Ses origines libanaises et sa réalité québécoise trouvent un nouvel écho dans ce film ancré dans une certaine vérité historique et sociale, tout en optant pour un choix narratif audacieux, et confondant. Car deux femmes du même âge, interprétées par la même actrice (Arsinee Khanjian, familière de ces univers en porte-à-faux), semblent les deux versants d’une seule médaille : la première n’a jamais quitté la campagne libanaise, devenue couturière et mère d’une famille nombreuse ; la seconde est neurochirurgienne à Montréal, célibataire sophistiquée à la mémoire chancelante. Une amie au destin tragique semble les unir, triste métaphore d’un pays meurtri qui habite toujours celles et ceux qui l’ont quitté.

Horaire en salles

Notre critique complète

De l’autre côté de novembre

★★★

Canada, 2015, 79 minutes. Drame psychologique de Maryanne Zéhil. Avec Arsinee Khanjian, Rais Haidar, Béatrice Moukhaider, Pascale Bussières.