Le point sur l’enquête des attentats de Paris

Le 18 novembre 2015, la police française mène une opération à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris. À l’issue d’un siège de sept heures, les deux seuls terroristes qui avaient survécu aux attentats, dont un des cerveaux, Abdelhamid Abaaoud, sont abattus dans l’appartement où ils s’étaient réfugiés. Peu après, deux hommes sont interpellés, puis écroués par les autorités françaises pour avoir fourni le logement à ces deux tueurs des terrasses. Ces derniers sont encore aujourd’hui à l’ombre.

Le 18 mars 2016, au terme d’une longue traque, le Français Salah Abdeslam est arrêté à Molenbeek, une commune de Bruxelles. Il est soupçonné d’avoir coordonné les attaques parisiennes et est extradé en France à la fin d’avril, où il fait face à la justice. Son rôle exact dans les attentats de Paris reste flou puisqu’il refuse de parler. Dans ce même coup de filet, deux hommes qui ont exfiltré Abdelslam de la France vers la Belgique sont mis en examen. Un troisième, qui a aidé « l’ennemi public numéro un » dans sa cavale, est aussi arrêté.

Le 22 mars 2016, des explosions retentissent à l’aéroport international Zaventem ainsi qu’à la station de métro Maelbeek, à Bruxelles. Dans la foulée, on apprend que les quatre auteurs de cet attentat avaient participé aux préparatifs des attaques parisiennes. La thèse d’une seule cellule terroriste aux vastes ramifications se précise.

Le 29 juillet 2016, deux hommes arrêtés en Autriche sont remis à la France. Cet Algérien et ce Pakistanais prévoyaient de participer aux attentats de Paris avant d’être interpellés et brièvement placés en détention en Grèce, lors de leur arrivée en Europe, en compagnie de deux des kamikazes de la France.

En novembre 2016, d’autres suspects sont incarcérés en Italie, au Maroc, en Algérie, en Turquie et en Belgique, tous concernant les attentats de Paris et de Bruxelles. Les enquêteurs remontent le fil des événements jusqu’à la route des Balkans, en Hongrie. Cette semaine, l’identité de celui qui se faisait appeler du nom de guerre Abdou Amhad a été révélée. Le Belgo-Marocain Oussama Atar, parti rejoindre le groupe État islamique en Syrie en 2012, est soupçonné d’avoir missionné deux des assaillants de Paris et le tandem arrêté en Autriche.


Filière djihadiste: le point sur l’enquête