Libération de Kevin Garratt, accusé d’espionnage en Chine

Kevin Garratt retrouve son épouse à l'aéroport international de Vancouver, le 15 septembre.
Photo: HO, James Zimmerman La Presse canadienne Kevin Garratt retrouve son épouse à l'aéroport international de Vancouver, le 15 septembre.

Ottawa — Kevin Garratt, un Canadien détenu depuis plus de deux ans en Chine pour des accusations d’espionnage, a été libéré jeudi, a confirmé le bureau du premier ministre Justin Trudeau.

« Nous sommes heureux que Kevin Garratt soit revenu en toute sécurité au Canada et qu’il soit de nouveau en compagnie de sa famille », a déclaré M. Trudeau dans un communiqué transmis jeudi en fin de journée. Au moment de son arrestation, M. Garratt vivait en Chine depuis environ 30 ans, où il participait à des oeuvres caritatives chrétiennes et tenait un café très populaire. Il avait été arrêté avec sa femme Julia il y a un peu plus de deux ans, mais Mme Garratt a obtenu sa libération sous caution au bout de six mois.

En janvier, M. Garratt avait été formellement accusé d’espionnage pour le compte du Canada et d’avoir volé des secrets d’État.

Le premier ministre Justin Trudeau a soutenu qu’il avait évoqué cette affaire avec ses homologues à Pékin lors de sa récente visite officielle en Chine, au début du mois. Le fils des Garratt, Simeon, indiquait récemment à La Presse canadienne qu’il nourrissait beaucoup d’espoirs dans cette visite, la première de M. Trudeau en Chine.