La parole à nos lecteurs

Le revenu annuel garanti: une vraiment bonne idée!

 

Parlant de « fausse bonne idée », on peut difficilement trouver mieux que celle avancée par Louis Philippe Rochon et Guillaume Vallet (« Le revenu annuel garanti : une fausse bonne idée ? », le 2 juillet 2016), selon laquelle la mise en oeuvre du revenu minimum garanti se devrait d’être assortie d’une politique de plein emploi, comme si l’opportunité de la sécurité du revenu était conditionnelle à des attentes optimales au chapitre de la création d’emplois ! Par ailleurs, le fait que « le travail offre une meilleure rémunération qu’un revenu minimum garanti », ce qui est l’évidence même, n’en fait pas pour autant une voie à privilégier pour venir à bout du fléau de la pauvreté, d’autant moins dans une économie de marché capitaliste, fortement axée sur la concurrence, où le phénomène du chômage structurel, s’il n’est pas formellement préconisé, n’en est pas moins cautionné, étant donné qu’il procure, en ce qui a trait aux ententes salariales, un pouvoir de négociation appréciable aux employeurs, toujours naturellement désireux de réduire autant que possible les coûts du travail qu’ils ne le sont d’augmenter les profits qui en résultent.

Contrairement à ce que semblent suggérer MM. Rochon et Vallet, le revenu minimum garanti n’a pas à être une solution de remplacement au salaire minimum ou à la syndicalisation, sa fonction principale devant plutôt être de resserrer les mailles du filet de sécurité sociale de façon à ce que les travailleurs à faible revenu puissent prendre un certain élan tout en assurant un niveau de vie raisonnable à ceux qui, pour une raison ou une autre, demeurent exclus du marché du travail. De plus, sans pour autant paver la voie vers l’idéal du plein emploi, il tendrait à faciliter une intégration plus stable, si ce n’est permanente, des travailleurs au bas de l’échelle en rendant le travail rémunéré plus valorisant, car plus équitable.

Ainsi, l’instauration du revenu minimum garanti, grâce à son pouvoir d’intégration, aurait ultimement pour effet de raffermir le lien concret entre l’individu et la société, et non pas de l’amoindrir, comme le craignent MM. Rochon et Vallet. Somme toute, une vraiment bonne idée !


Jean-Charles Merleau
Gatineau, le 9 juillet 2016

 

Pas élu pour nous exproprier!

 

Ce gouvernement n’a pas été élu pour nous exproprier. C’est pourtant ce qui va nous arriver avec la Loi sur les hydrocarbures, incluse dans le projet de loi 106, qu’il a déposée discrètement le mois dernier et veut nous faire avaler tôt cet automne selon le Regroupement Vigilance Hydrocarbures Québec.

Il y a du gaz de schiste chez moi à Boucherville, mais aussi chez vous dans les régions de L’Assomption, Saint-Hyacinthe, Bécancour, Trois-Rivières, Sorel, Drummondville, la liste est sans fin. Le gouvernement met tout en place pour que les gazières puissent l’exploiter. La Loi sur les hydrocarbures supplantera le Plan d’urbanisme. Vous serez expropriés s’il le faut. L’eau goûtera le combustible fossile et vous n’aurez rien à dire.

Vous aurez comme redevances les problèmes graves de santé causés par un environnement pourri. Aux autres les profits…

Il faut dire tout haut et tout de suite « non merci » en autodéfense contre la pétroéconomie et la pétrosociété quadrillée de gazoducs et d’oléoducs que notre pétrogouvernement veut nous imposer.

L’avenir n’est pas dans les hydrocarbures, mais dans les énergies renouvelables, garantes de bons emplois et de santé publique pour nous et les prochaines générations.

Renseignez-vous en visitant les sites de regroupements citoyens ou en assistant à leurs assemblées, parlez-en autour de vous, parlez-en aussi à votre conseil municipal, sans oublier vos députés.


Claude Saint-Jarre
Boucherville, le 10 juillet 2016