Qui êtes-vous?

De Gatineau à Victoriaville, nous avons brièvement sondé de jeunes Québécois de tous les horizons. Qu’est-ce qui fait d’eux des Québécois ? (1) À quel territoire s’identifient-ils ? (2) Pour quelle cause se mobiliseraient-ils ? (3)




1. Je m’identifie aux valeurs d’ouverture d’esprit et d’égalité des sexes. Le mouvement social populaire de 2012 m’a rappelé qu’il y a encore une force revendicatrice en nous. J’en suis fière.

2. La planète. Il est essentiel de reconnaître que nous sommes tous dans le même bateau.

3. Le féminisme, le virage écologique, la gratuité scolaire et la lutte plus générale contre l’austérité me tiennent à coeur.



1. Je suis un Québécois parce que je ne sais pas vraiment qui je suis, qui nous sommes. Mais je sais que je suis fier d’en être un.

2. Mon territoire, c’est le Québec ! J’ai plein d’amis, plein de voisins, mais j’habite au Québec.

3. Je me battrais tous les jours pour un Québec où l’éducation serait la priorité, où l’on utiliserait l’éducation comme tremplin.



1. La langue française, l’héritage culturel canadien-français, notre histoire et nos racines qui sont distinctes et plus anciennes.

2. Ville de Québec, province de Québec, Canada, monde.

3. Je me mobiliserais pour toute atteinte non équivoque aux libertés fondamentales et pour la protection de l’environnement. Ensuite, pour les injustices qui pourraient me toucher personnellement. Enfin, il m’arrive de participer à des rassemblements tels que la vigile qui a eu lieu ce jeudi en mémoire des victimes du bar Pulse.



1. Ce qui fait de moi un Québécois est, avant le territoire qui m’a vu grandir, ma socialisation culturelle et politique ! Mes habitudes alimentaires et sociales ; mes connaissances linguistiques, historiques et politiques ; ainsi que mes relations familiales et amicales sont des aspects qui me forment en tant que Québécois.

2. Le monde est mon terrain de jeu. Je suis un Québécois, mais d’abord un Terrien !

3. Plusieurs causes me font sortir dans les rues tant qu’elles sont libertaires, égalitaires, justes et collectives. Le poing levé, je marche contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme, les religions, le colonialisme, l’impérialisme et les discriminations sexuelles !



1. Je vis depuis trois ans à Montréal et me sens très attachée à ma ville d’adoption. Je l’aime pour sa pluralité ethnique et son ouverture d’esprit, ses belles "start-up" et son identité à mi-chemin entre l’Europe et l’Amérique du Nord.

2. Montréal-Québec.

3. Je suis très sensibilisée aux causes environnementales et aux injustices sociales (inégalités hommes-femmes) qui justifieraient une mobilisation de ma part.



1. Les Québécois sont de bons vivants qui aiment rire. Je m’identifie au sens de l’humour mordant du Québec… et à la poutine.

2. La Montérégie est mon territoire.

3. Je conjugue peut-être un peu trop le je-m’en-foutisme, mais je ne suis pas vraiment la politique et l’actualité. Sauf que j’ai voyagé un peu, et le monde est beau. J’ai envie de laisser une planète en santé à mes enfants un jour. Je sortirais dans la rue pour lutter contre les coupes à blanc, le déversement d’eaux usées dans le fleuve et d’autres causes environnementales.



1. La langue française, la culture québécoise, notre histoire, c’est ce qui fait que je me considère comme Québécois et non Canadien. Mon sentiment d’appartenance au Québec est grand.

2. Mon territoire, c’est le Québec. Tant que j’y suis, je me sens chez moi. J’ai grandi au Lac-Saint-Jean. Mes racines sont là-bas, mais ma tête n’y est plus. Mon coeur non plus, j’imagine. Je suis parti à l’âge de 17 ans pour venir m’installer à Montréal et voler de mes propres ailes. Je me sens chez moi partout à Montréal où l’on parle français.

3. C’est certainement les droits des homosexuels/homophobie. C’est une cause qui me touche directement. Alors, c’est certain que c’est important pour moi que les choses changent. J’ai grandi en me sentant différent, en vivant beaucoup de préjugés, d’intimidation et en ayant peur de qui j’étais.

C’est certain que je souhaite que les choses changent et que les jeunes dans les écoles ne passent pas par ce même chemin. Je veux que l’intimidation cesse. Plus que tout, je souhaite que tous les jeunes soient acceptés comme ils sont et qu’ils en soient fiers. Personne ne mérite de souffrir parce qu’il est qui il est réellement.



1. La culture québécoise et la langue française.

2. Montréal, c’est mon QG ! Je sens que c’est ma ville surtout au petit matin quand je la sillonne à vélo.

3. Pour le féminisme, la protection de l’environnement et contre la brutalité policière.
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