Convergence? Quelle convergence?

«La tâche la plus urgente du mouvement indépendantiste est de faire converger les luttes de portée sociale avec la lutte pour l’indépendance nationale», écrit Amir Khadir.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir «La tâche la plus urgente du mouvement indépendantiste est de faire converger les luttes de portée sociale avec la lutte pour l’indépendance nationale», écrit Amir Khadir.

La convergence entre partis souverainistes, on en parle beaucoup ces jours-ci. Dans le rang des solidaires, le débat est en cours, mais l’idée rencontre de la résistance : est-elle possible avec le PQ ?

Pierre Mouterde, animateur de Presse-toi à gauche, invite à la prudence, mais considère erroné de refuser a priori l’unité d’action avec le PQ tout autant que d’accepter une alliance de facto dans la seule perspective électorale de 2018. Mais à l’intérieur comme à l’extérieur de nos rangs, ceux qui y sont favorables assujettissent une éventuelle convergence à de multiples conditions, de sorte qu’une entente politique paraît loin d’être envisageable.

Les rassemblements citoyens voués à l’indépendance pressent le pas et les OUI Québec offrent un lieu d’animation pour le dialogue. Je propose ici de diverger de la convergence des partis pour parler de la convergence des forces sociales, qui semble la plus importante condition de faisabilité de la première et pourrait bien être le seul gage de réussite de l’indépendance.

L’indépendance par et pour le « grand nombre »

[…]

Québec solidaire a toujours soutenu que la lutte pour le progrès social et la lutte pour l’indépendance nationale doivent être intimement liées. Nous n’avons cessé de dire que, pour gagner la bataille de l’indépendance, il faut convaincre de nouvelles personnes, il faut repenser l’indépendance dans le cadre d’un projet de société menant à l’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre. C’est pourquoi nous avons critiqué le virage à droite du PQ, qui présentait le sacrifice de l’objectif social afin de réunir « les conditions gagnantes » de la souveraineté. Or, en dépit de ce glissement, la souveraineté n’est pas devenue l’enjeu prioritaire du PQ.

Denis Monière affirme que les partis souverainistes ne mettent plus cet enjeu en avant depuis 1974, lorsque le PQ a adopté la procédure référendaire et la logique du bon gouvernement. Tout en captant la puissante énergie politique des mouvements populaires, il avait dans la même foulée dilué sa portée socialement transformatrice, voulant éviter d’être trop associé à la gauche. Comment devait-il alors continuer à prospérer politiquement tout en atténuant l’élan politique du mouvement social ? Son choix fut d’éviter d’axer ses campagnes sur l’indépendance, afin d’élargir sa base électorale et remporter le pouvoir. Peu à peu, c’est devenu sa règle.

L’objectif de l’indépendance est-il en soi la cause du déclin électoral du PQ ? Il est permis d’en douter, car le PQ n’en fait que rarement une priorité électorale. Il y a peut-être une autre interprétation. Il se pourrait que ce soit la faiblesse de ses propositions sociales qui affaiblit le PQ et porte sans cesse atteinte au projet d’indépendance. Voilà une perspective qui confirmerait encore davantage la logique de l’interdépendance des deux luttes. Il faudrait alors reconnaître que la timidité des forces souverainistes à mettre en valeur leur option pourrait à son tour avoir joué un rôle déterminant dans les reculs sociaux encaissés depuis deux décennies. […]

Converger autrement

J’en conclus que la tâche la plus urgente du mouvement indépendantiste, y compris les partis politiques, est de faire converger les luttes de portée sociale avec la lutte pour l’indépendance nationale. Les forces sociales ont besoin de nouvelles conquêtes. Le mouvement souverainiste a besoin de victoires. Comment faire converger ces deux exigences ?

Lors d’un panel organisé par les Nouveaux Cahiers du socialisme, j’ai formulé une proposition — appelons-la « primaire sociale » — pour faire converger les luttes sociales en cours avec une lutte électorale afin de produire un gain pour les souverainistes.

Voici la proposition : une combinaison ad hoc d’acteurs du mouvement social — assez volontaristes pour se positionner en faveur de la souveraineté — regroupe ses forces à l’occasion d’une élection partielle dans un comté détenu par le gouvernement afin de déloger le PLQ. Ce regroupement — groupes populaires, syndicats, organisations locales ou regroupements nationaux et associations citoyennes mobilisées autour de luttes spécifiques — établit une plateforme faisant converger les revendications sociales avec le projet d’indépendance et organise une « primaire sociale » entre les partis souverainistes en vue de choisir une candidature commune. Le candidat qui en émerge porte la plateforme définie par la primaire et conserve la couleur de son parti. Les deux autres formations s’engagent à lui céder la place et à mobiliser la population.

On aura défait le parti de l’austérité. La convergence des forces sociales aura rendu possible une véritable avancée pour le mouvement souverainiste, renouant avec les éléments qui dans le passé ont permis des conquêtes sociales et politiques pour le peuple québécois.

Une variante de cette formule, qui pourrait en constituer le premier essai électoral ou la forme définitive, serait que les trois partis souverainistes cèdent leur place à un candidat indépendant qui serait choisi au terme d’une « primaire sociale » pour porter une plateformeindépendantiste et anti-néolibérale formant le socle de la convergence des forces politiques et sociales souverainistes. Quelle que soit la formule retenue, de nouvelles possibilités politiques en émergeront, mais devront être appuyées au préalable sur une mobilisation des forces réelles des souverainistes dans la société.

 

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Des idées en revues

Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d’un périodique. Cette semaine, nous vous proposons des extraits du dernier numéro de la revue À bâbord (no 64 – avril/mai 2016, ababord.org) Le texte a donc été publié avant celui des péquistes Pierre Karl Péladeau et Véronique Hivon sur le même sujet.
36 commentaires
  • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2016 06 h 08

    La voie de gauche de l’indépendance : La seule voie socialement acceptable


    « Il se pourrait que ce soit la faiblesse de ses propositions sociales qui affaiblit le PQ et porte sans cesse atteinte au projet d’indépendance. »..dit Amir..

    Et faiblesse, le mot est faible, quand on sait que le PQ a une fois de plus coupé dans l'aide sociale et imposé son propre régime d’austérité lors de son dernier mandat, et le tout, en seulement 18 mois au pouvoir.

    En fait, la position odieuse de pseudo neutralité du PQ (l'indépendance ni de gauche ni de droite) c'est de faire payer aux plus pauvres le prix du compromis en donnant à choisir entre se nourrir et le drapeau, et qui plus est, en rendant tout progrès social tributaire de l'indépendance nationale.

    Dans cette perspective, la question la plus importante à régler, n’est pas de savoir s’il faut faire faire l’indépendance ou pas. Mais quel chemin il faut prendre pour s’y rendre.

    Car si l’indépendance prenait le chemin social-démocrate avec Québec Solidaire, plutôt que le chemin néolibéral du Parti québécois. La souveraineté effective de l’État et l’émancipation sociale et économique du Québec deviendrait une construction de tous les jours plutôt qu’un coup de dé joué à tous les 20 ans.

    Comme quoi, ce n'est pas tant l'indépendance en elle-même qui pose problème, mais le fait qu'elle soit portée par un parti de droite aussi nocif pour le Québec et les citoyens que le fédéralisme lui-même.

    C'est d'ailleurs pourquoi la voie de gauche vers l’indépendance et la seule voie socialement et éthiquement acceptable.

    Et ce n'est pas seulement moi qui le dit, René Lévesque et Jacques Parizeau l'avaient dit bien avant moi.

    On ne fait pas un pays en marchant impunément sur le dos des plus pauvres.

    Christian Montmarquette

    • Jacques Patenaude - Abonné 26 avril 2016 09 h 57

      QS un parti social-Démocrate?

      Ça semble nouveau comme positionnement.
      Quel est votre définition de la sociale-démocratie?

      Il me semble que QS a toujours été l'union de toutes les forces qui se définissent comme plus à gauche que les sociaux-démocrates.

      Est-ce un nouveau positionnement?

    • Serge Morin - Inscrit 26 avril 2016 10 h 30

      Avez vous le texte de M.Kadir?
      Essayez donc ne pas lui nuire, pour une fois.
      La fin de semaine ,derrière votre clavier, vous a épuisé.

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 26 avril 2016 10 h 44

      Monsieur Montmarquette, il n'y a pas que des dits "socialistes, ou sociaux-démocrates" au Québec.

      En démocratie, un pays appartient à toutes ses citoyennes et à tous ses citoyens. Tous les partis qui sont démocratiques ont droit d'exister et de solliciter le vote des citoyennes et des citoyens.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2016 10 h 53

      "Quel est votre définition de la sociale-démocratie?"-Jacques Patenaude

      Je vous invite à lire le programme de Québec Solidaire disponible sur son site Internet, et dont un des objectifs fondamentaux est la création d'une société plus égalitaire.

      Cela vous donnera plus que le nécessaire pour découvrir ce que QS entend par social-démocratie.

      Oui, QS regroupe la gauche de plusieurs tendances de la gauche, mais qui se sont unifiées derrière sa bannière unique et ses propositions programmatiques.

      - CM

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2016 14 h 01

      " Essayez donc ne pas lui nuire, pour une fois." - Serge Morin

      Je vous retourne le compliment.

      Arrêtez donc d'essayer de me nuire pour une fois.

      Je ne lui nuis pas. Je lui parle.

      - Allez-vous aussi essayer de m'empêcher de parler?

      - CM

    • Jacques Patenaude - Abonné 26 avril 2016 16 h 53

      à Christian Monmarquette:
      C'est votre définition à vous que j'aimerais connaitre.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 27 avril 2016 07 h 41

      @ M. Patenaude.
      «C'est votre définition à vous que j'aimerais connaitre.»
      Remettons les choses en place : Sa définition «à lui» n'est pas importante tant que son nom n'est pas sur un bulletin de vote. (Je sais... la mienne non plus d'ailleurs).
      Il y a peut-être une différence, moi, je parle «en mon nom», lui s'imagine parler au nom de plusieurs.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 avril 2016 10 h 32

      "C'est votre définition à vous que j'aimerais connaitre." - Jacques Patenaude

      Merci de votre question M. Patenaude.

      En plus d'y ajouter les notions d'humanocentrisme (ou plus simplement d'humanisme); de recherche du bien commun, de justice sociale et d'écologisme...

      Je serais assez d'accord avec la définition qu'on retrouve sur le Web, même si je me considère face à ce concept, davantage comme un réformiste qu'un révolutionnaire et même si être réformiste dans une société aussi à droite peut apparaitre de nos jours à plusieurs, comme révolutionnaire.

      - Social-démocratie :

      "Au Canada, particulièrement dans la province de Québec, le terme désigne les partis prônant l'État-providence et par le fait même une intervention plus forte du gouvernement. Le terme de social-démocratie a pu, dans l'histoire, désigner des courants aussi bien réformistes que révolutionnaires. Avec le temps, le sens du mot a évolué, jusqu'à désigner aujourd'hui, de manière quasi-exclusive, une forme réformiste et modérée du socialisme." - Wikipédia

      Christian Montmarquette

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 27 avril 2016 10 h 37

      À Pierre Lefebvre,

      " Sa définition «à lui» n'est pas importante tant que son nom n'est pas sur un bulletin de vote." - PL

      1) Candidat de l'Union des forces progressistes dans la Laporte en 2003, apprenez que mon nom a "déjà" été sur un bulletin de vote aux élections générales du Québec.

      2) Votre réplique démontre tout le respect que vous avez pour l'opinion publique.

      3) Or donc, selon vous, seule l'opinion des petites élites politiques auraient droit au chapitre? - Pfft!

      4) Ce à quoi je répondrai par cette citation mémorable de Philippe Couillard..

      "L'intégrisme est un choix personnel" - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/non-classe/430054/l-integr

      .

  • Sylvain Auclair - Abonné 26 avril 2016 07 h 22

    C'est ça qui bloque

    L'indépendance doit aussi appeler ceux qui penchent à droite.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2016 09 h 57

      " L'indépendance doit aussi appeler ceux qui penchent à droite." - Sylvain Auclair

      Désolé, mais ce ne sont pas aux plus pauvres et aux plus démunis déjà au bout du rouleau et au bout de leurs ressources à faire des compromis au nom de l'unité des souverainistes. Mais aux plus riches, qui en ont parfaitement les moyens.

      Il est odieux de donner à choisir en se nourrir et un drapeau pour ne pas risquer de déplaire à une droite aussi pingre que mesquine qui semble se réjouir de voir les pauvres se faire enlever le pain de la bouche d'ici le grand soir.

      Si ce sont de telles valeurs qui préfigurent leur conception du pays à naitre..

      Autant rester dans Canada

      Christian Montmarquette

    • Jean Jacques Roy - Abonné 26 avril 2016 11 h 47

      Selon moi, Monsieur Auclair, si un parti propose de "rompre" avec le Canada et du même coup propose "de devenir" un État indépendant et souverain parmi la communauté internationale... il doit, s'il est un parti responsable, fournir un ensemble d'informations et de propositions pour justifier son appel!

      1- Quels sont les raisons fondamentales (socio-économiques, juridiques, culturelles, etc..) qui justifient une rupture constitutionnelle avec le Canada.
      2- Quelle sorte de rupture propose-t-on? Une auto-détermination complète... ou un projet hybride comme ce fut le cas en 1980 et 1995 avec les formules soit de souveraineté-association, soit d'un nouveau partenariat ! Évidemment, il faut alors expliquer qu'une ou l'autre des options donne un sens bien différent au concept " indépendance" et entraîne des conséquences politiques, économiques et juridiques différentes selon la démarche proposée.
      3- En troisième lieu, comment faire cet appel soit pour une indépendance totale ou soit pour une "souveraineté hybride" sans aussi tracer les lignes des grandes réformes socio-économiques, les nouvelles alliances avec les peuples autochtones, les implications au niveau des structures de pouvoir et de services publiques.
      4- De sorte, quelles que soient les propositions qu'un parti ou une coalition de partis souverainistes mettent de l'avant... Ce ou ces partis doivent se diriger à l'ensemble des citoyens et des citoyennes pour motiver, expliquer, mobiliser en fonction d'un projet de société et donc des besoins sociaux de la majorité de la population du Québec

      Ne pas tenir compte d'une démarche démocratique de débat ou les enjeux sont clairement exposés, et où les mouvements sociaux soient des acteurs prédominants,c'est s'exposer à un troisième échec.

      Acquérir son indépendance et sa souveraineté comme peuple ne sera pas donné par un simple référendum. On deviendra libre si le peuple sort vainqueur de la lutte que lui livreront l'élite québecoise et ses alliés capitalist

    • Sylvain Auclair - Abonné 26 avril 2016 13 h 06

      Autant rester dans Canada, dit M. Montmarquette (dont je suis étonné qu'il lise encore ce que j'écris).

      La lutte pour un pays plus égalitaire et plus écologiste est tout à faire indépendante de la lutte pour la souverainté du Québec. Je veux l'indépendance du Québec pour des raisons culturelles, pour des raisons politiques (le fédéralisme canadien est dysfonctionnel), pour des raisons économiques (le Québec subventionne le RoC alors qu'on est moins riche qu'eux) et pour les raisons symboliques (faire savoir au monde qui ont est). Je veux aussi un État plus égalitaire et écologiste, mais pas besoin de vouloir sortir du Canada pour militer en ce sens.

      Ceci dit, la plupart des militants pour la souveraineté sous plus à gauche que le reste de la population québécoise, mais sans doute pas aussi à gauche que M. Montmarquette et moi le désirierions. Mais, de ce fait, lui et moi tirons des conclusions différentes, puisque je mets la priorité sur l'indépendance (qui peut se faire rapidement, tout compte fait) et lui sur un programme de gauche.

      M. Roy, je ne peux pas parler aux nom de tous les souverainsistes, mais, contrairement à ce que vous écrivez, l'indépendance se fera par référendum -- c'est la seule manière acceptable dans le monde moderne Cela ne veut pas dire que tout sera facile, mais ce serait encore plus difficile s'il fallait en même temps négocier avec le Canada, les États-Unis et le reste du monde ET mettre de l'avant des changements institutionnels et politiques importants. Quand la poussière sera retombée viendra le temps de l'organisation du nouveau pays et celui de la politique, qui n'est d'ailleurs jamais fini.

    • Sylvain Auclair - Abonné 26 avril 2016 13 h 16

      En fait, M. Montmarquette en une phrase ce que les souverainistes reprochent à QS:
      Si le Québec ne peut pas être de gauche comme QS le désire: « autant rester dans le Canada».

      Moi, je dis: faisons le Québec, et la politique continuera, avec des virages à gauche et des virages à droite, quel que soit le sens que donneront nos descendants à ces mots.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2016 14 h 03

      À Jean Jacques Roy,

      À mon avis, votre savante démonstration dépasse les capacités des esprits binaires pour qui tout se résume en Oui et Non.

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2016 16 h 56

      " Moi, je dis: faisons le Québec, et la politique continuera, avec des virages à gauche et des virages à droite." - Sylvain Auclair

      Je constate que M. Auclair n'a toujours rien compris.

      Ce que j'explique en tout permier commentaire, c'est que la question la plus importante à régler, n’est pas de savoir s’il faut faire faire l’indépendance ou pas, mais quel chemin il faut empruter pour s’y rendre.

      Car si l’indépendance prenait le chemin social-démocrate avec Québec Solidaire, plutôt que le chemin néolibéral du Parti québécois. La souveraineté effective de l’État et l’émancipation sociale et économique du Québec deviendrait une construction de tous les jours plutôt qu’un coup de dé joué à tous les 20 ans.

      Comme quoi, ce n'est pas tant l'indépendance en elle-même qui pose problème, mais le fait qu'elle soit portée par un parti de droite aussi nocif pour le Québec que le fédéralisme lui-même.

      C'est d'ailleurs pourquoi la voie de gauche vers l’indépendance et la seule voie socialement et éthiquement acceptable. Et ce n'est pas seulement moi qui le dit, René Lévesque et Jacques Parizeau l'avaient dit bien avant moi.

      On ne construit pas un pays en marchant impunément sur le dos des plus pauvres et en détruisant les services publics et le Québec réel au profit d'un Québec virtuel.

      Christian Montmarquette

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 26 avril 2016 07 h 32

    Les pauvres

    Y a des pauvres dans chaque pays. Y a pas un seul pays où il n'y en a pas. S'occuper ders pauvres est une bonne idée pour un pays. Mais... On ne fait pas un Pays «pour s'occuper des pauvres», ce n'est pas «suffisant» comme raison.

    PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2016 10 h 26

      "Pis des pauvres.. Y'en aura toujours.." - Elvis Gratton 1

    • Sylvain Auclair - Abonné 26 avril 2016 13 h 07

      On raconte que des États-Uniens en visite à Oslo voulaient voir les taudis de la ville. Ils n'ont pas cru qu'il n'y en avait pas.

    • Christian Montmarquette - Abonné 26 avril 2016 17 h 15

      " On raconte que des États-Uniens en visite à Oslo voulaient voir les taudis de la ville. Ils n'ont pas cru qu'il n'y en avait pas." - Sylvain Auclair

      À Sylvain Auclair,

      Au lieu de raconter vos anecdotes..

      Passez faire un tour dans Côte-des-Neiges et donnez vous la peine d'entrer dans les appartements. Les coquerelles, les rats, les punaises de lit et moisissures, ne se voient pas le cul assis dans une voiture.

      - Il y a 1.6 millions de demandes par mois aux banques alimentaire.

      - La pauvreté engendre 17 milliards de coûts de santé par année au Québec.

      - Le taux de mortalité est 28% supérieur dans les quartiers pauvres que dans les quartiers riches.

      - Oxfam dénonce que les enfants d'Hochelaga-Mainsonneuve ont 11 ans d'espérance de vie de moins que les enfants de Westmont..

      Mais! ..la pauvreté, ça n'existe pas au Québec!

      Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

      Référence:

      Les banques alimentaires débordées; 1,6 million de demandes par mois au Québec - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

      .

  • Gilbert Turp - Abonné 26 avril 2016 07 h 48

    Ça serait le fonte que…

    Québec Solidaire se montre solidaire des autres, des fois.

    • Gilles Théberge - Abonné 26 avril 2016 16 h 37

      Ça c'est un raisonnement de deuxième niveau, malheureusement incaccessible à certains membres de QS. Vous n'avez qu'à prendre connaissance du raisonnement de certains d'entre eux.

      Comme disait brassens justement:

      «Soit dit entre nous braves gens
      Pour reconnaitre
      Que l'on est pas intelligent
      Il faudrait l'être.»

  • Michel Blondin - Abonné 26 avril 2016 08 h 17

    Une déclaration commune de citoyen indépendantiste

    Ceux, comme moi, de gauche, pour certains enjeux et de droite pour d'autres, sans oublier que parfois mes opinions sont centristes, que font-ils?

    À mon sens, la convergence doit se faire sans divergence sur l'essentiel.
    De cet essentiel qui doit être partagé par tous les partis souverainistes sur la place publique. De se réunir sous un organisme citoyen, qui prône la séparation du Québec de l'État fédéraliste canadien, me semble le point de départ de tout.

    Se commettre en commun sur l'essentiel est aussi, apprit à la petite école, le PPCM, le plus petit commun multiple des programmes de ces partis.

    Développer une charte du citoyen indépendantiste du Québec inspirée de la déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies de 1945 serait un point de convergence intéressant et fondamental.

    Quant à la question des moyens électoraux, elle devrait être soumise à réflexion ouverte. Quel est le meilleur moyen de maximiser les chances de gagner le plus de circonscriptions par les forces indépendantistes?
    La convergence doit permettre aussi de faire les calculs stratégiques communs.

    • Michel Blondin - Abonné 26 avril 2016 10 h 18

      Erratum-
      Inspirée de la Déclaration (...) des Nations Unies en vigueur le 24 octobre 1945. MB

      Elle commence par "Nous Peuples des Nations unies" deviendrait

      "Nous Citoyens du Québec" ...

    • Jean-Pierre Roy - Abonné 26 avril 2016 11 h 02

      Une suggestion.

      Depuis le premier référendum tenu par le gouvernement de monsieur René Lévesque le 20 mai 1980, à chaque élection provinciale au Québec et à chaque processus de désignation d’un nouveau chef du Parti Québécois, l’idée de tenir un autre référendum provoque un « psychodrame politique ».

      De plus, la présence de plusieurs partis politiques favorables à l’indépendance du Québec occasionne des problèmes et des discussions quant à un front commun qui, de façon générale, n’aboutissent pas.

      Pour clarifier et simplifier la question relative à l’indépendance du Québec, ne conviendrait-il pas de modifier la méthode par laquelle les citoyens québécois décident s’ils veulent ou pas que le Québec soit un pays indépendant?

      Cette modification consisterait en la tenue d’élections décisionnelles quant à la question de l’indépendance du Québec, décidées par un vote majoritaire (50 +1 %) des électeurs québécois pour des candidats favorables à l’indépendance, peu importe quel parti politique ces candidats représentent, et ensuite par un vote majoritaire (50 +1 %) des députés à l’Assemblée nationale.

      Cette méthode, d’une élection à l’autre, éliminerait tout psychodrame fondé sur l’aspect final et tragique d’un référendum, et ce par sa récurrence possible à chaque élection. Elle normaliserait en quelque sorte la démarche de tous les indépendantistes pour l’indépendance du Québec.

      D’autre part, pour assurer que les citoyens puissent bénéficier d’un choix de partis politiques représentant les diverses tendances de la « droite » à la « gauche » en passant par le « centre », il conviendrait que la loi relative à l’indépendance du Québec prévoit des élections dès le moment où l’indépendance est légalement et effectivement établie.