«Nous allons devenir l’opposition informelle», dit le mouvement des orphelins politiques

Paul Saint-Pierre Plamondon a dit espérer que 1000 sympathisants se donnent rendez-vous à l’automne pour un second lancement du mouvement.
Photo: Marco Fortier Le Devoir Paul Saint-Pierre Plamondon a dit espérer que 1000 sympathisants se donnent rendez-vous à l’automne pour un second lancement du mouvement.

Le mouvement des orphelins politiques, lancé mardi soir en présence de plus de300 sympathisants, compte devenir « l’opposition informelle » contre le gouvernement Couillard.

Le fondateur du mouvement, l’avocat et auteur Paul Saint-Pierre Plamondon, a insisté sur l’importance de doter le Québec d’un « bon gouvernement progressiste et démocrate ». Il a évoqué le premier gouvernement du Parti québécois de René Lévesque, en 1976. Le mouvement des orphelins compte donner une voix aux citoyens qui ne se reconnaissent dans aucun parti actuel, mais qui réclament une solution de rechange au Parti libéral du Québec (PLQ), au pouvoir devant une opposition fragile et divisée.

Les orphelins comptent amasser au moins 30 000 $ dans les prochaines semaines en vue de présenter à l’automne un document de réflexion sur les enjeux qu’ils jugent prioritaires — éducation, économie, environnement, participation citoyenne et lutte contre la corruption, notamment.

Paul Saint-Pierre Plamondon a dit espérer que 1000 sympathisants se donnent rendez-vous à l’automne pour un second lancement du mouvement qui se veut progressiste, sans se décrire comme fédéraliste ou souverainiste. Le fondateur des orphelins a évoqué mardi soir la nécessité de ne pas tenir de référendum sur la souveraineté « à court terme », pour plutôt se concentrer sur des défis plus urgents.

« Nous allons devenir l’opposition informelle, à la défense du bien commun, pendant que les autres partis sont occupés à faire autre chose », a lancé Paul Saint-Pierre Plamondon dans son discours de lancement, à Montréal. Le groupe compte pour le moment rester un mouvement, mais n’exclut pas de fonder un nouveau parti ou de se joindre à une formation politique existante.

« L’important, c’est de s’engager pour changer les choses. Comme le dit Nike : Just do it », a indiqué au Devoir l’ex-député libéral Gilles Ouimet, qui fait partie du noyau d’une douzaine d’organisateurs gravitant autour des orphelins. La foule l’a applaudi lorsqu’il a rappelé sa démission du gouvernement Couillard, en août 2015, un an et demi après son élection comme député de Fabre, à Laval.

Une douzaine de militants du Nouveau Parti démocratique (NPD), dont le vice-président du parti, Hans Marotte, était présente mardi soir. Les orphelins tiennent un discours qui plaît aux néodémocrates, a-t-il reconnu. Comme par hasard, des militants relancent l’idée de former un NPD-Québec pour représenter les électeurs fédéralistes de centre gauche, qui se disent justement… orphelins.

D’autres personnalités de tous les horizons — fédéralistes, souverainistes ou apolitiques — sont venues encourager le mouvement desorphelins. Le dramaturge Dominic Champagne, le comédien Vincent Graton, les militants du Parti vert JiCi Lauzon et Corina Bastiani, les conseillers municipaux Guillaume Lavoie et Elsie Lefebvre, les auteurs Pascale Navarro et Jocelyn Caron étaient dans la salle.

2 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 20 avril 2016 08 h 21

    Opposition divisée

    Comme l'opposition est trop divisée pour combattre efficacement le PLQ, on va créer un autre "mouvement" d'opposition pour la diviser encore mieux.

  • Colette Richard-Hardy - Abonné 20 avril 2016 08 h 57

    desorpholins=désordres

    Il me semble que nous sommes entrain de redonner plus de pouvoir au PLQ!
    Non seulement nous nous divisons, mais les desorphelins se forment en niant notre réalité au sein de la fédération canadienne. Est-ce que nous aurions signé la constitution sans que nous en soyons informés? Que proposez-vous pour faire ouvrir
    ce document? Tant que rien ne changera sur cette question nous serons en présence d'un échiquier composé des indépendistes et fédéralistes, le nier c'est refuser d'avancer.
    Les personnalités énoncées ne changent rien à la réalité du Québec! Unissons-nous et respectons les règles du jeu c'est cruciale pour le Québec!