La parole à nos lecteurs

Et l’imputabilité, M. Couillard ?

 

En corollaire des accusations graves de complot, d’abus de confiance, de fraude envers le gouvernement et de corruption de fonctionnaires portées contre Nathalie Normandeau ressortent les pratiques illégales de financement du PLQ, qui avait érigé en système des retours d’ascenseurs qui garnissaient généreusement la caisse du parti.

Aujourd’hui, le premier ministre Couillard invoque le fait que les « moeurs politiques ont changé » depuis l’adoption de la nouvelle loi sur le financement des partis politiques. Toutefois, considérant le fait que les accusations de l’UPAC couvrent la période de 2000 à 2012, les goussets se sont remplis d’argent « sale » qui a servi à supporter les coûts des campagnes électorales du PLQ.

De plus, il est fort probable que les intérêts générés par ces manoeuvres frauduleuses garnissent encore aujourd’hui les caisses du PLQ. Conséquemment, Philippe Couillard, en toute honnêteté, ne peut pas balayer du revers de la main cette réalité et doit, en tant que chef du PLQ, démontrer l’imputabilité qui lui incombe en dégraissant la caisse du parti des sommes recueillies frauduleusement.

 

Henri Marineau
Québec, le 18 mars 2016


 

Rien n’est joué

 

Le BAPE sur Énergie Est, dont la première partie se termine, permet de conclure une chose : le rôle joué par les citoyen(ne)s est remarquable. Remarquable par leur sérieux et par la précision de leurs questions, ce qui place TransCanada au pied du mur. Non seulement la pétrolière a dû avouer qu’elle n’avait pas de réponse à plusieurs questions pourtant fondamentales, mais elle doit maintenant réaliser qu’elle devra affronter un mur de citoyen(ne)s concernés, informés, préoccupés par la lutte contre les changements climatiques et soucieux du bien commun.

Ce BAPE aura permis de transmettre le message à TransCanada que nous ne nous laisserons pas berner par leurs arguments fallacieux, comme la question du transport par train. Nous ne nous laisserons pas non plus intimider par les menaces de quelques détenteurs de pouvoirs albertains qui brandissent la menace de la péréquation.

Nous savons désormais que s’il est construit, le pipeline qui traverserait 860 cours d’eau, des dizaines de municipalités et des centaines de kilomètres de terres agricoles ne pourra probablement jamais être démoli. Nous savons aussi qu’un déversement sous couvert de glace rendrait la récupération du pétrole visqueux impossible, que le sol des berges le long de plusieurs rivières est trop instable pour soutenir un pipeline, qu’il mettrait en péril de nombreux écosystèmes fragiles et j’en passe… Ce projet est inacceptable, et nous serons encore nombreuses et nombreux à nous y opposer farouchement à coups de questions et d’arguments appuyés, documentés et intelligents, comme ce fut le cas ces derniers jours.

Comme le souligne Naomi Klein dans son essai Tout peut changer, la réflexion sur la réponse collective à apporter au réchauffement climatique devient un mouvement vivant et imprévisible. Plusieurs disent que les dés sont déjà pipés ; moi, je crois plutôt que rien n’est joué. Du moins, je l’espère profondément.


Isabelle Arseneau, Département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage, Université Laval
Québec, le 17 mars 2016


 

Bravo M. Gérard Bouchard !

 

Il était temps que quelqu’un dénonce l’absence de clairvoyance de Philippe Couillard quant à l’avenir de notre francophonie. La récente intervention de François Legault au sujet de l’immigration au Québec est très juste et ce que vous apportez comme arguments en ce sens crève les yeux pour quiconque se soucie de notre avenir comme société. Votre analyse de la réaction de M. Couillard sur ce même sujet est on ne peut plus pertinente, j’en retiens le mot « intimidation ». Décidément, c’est une maladie de ce gouvernement.

 

Lucille Boulanger
Longueuil, le 17 mars 2016