Cemetery of Splendour (V.O., s.-t.a. et s.-t.f.)

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Campé dans la ville natale du cinéaste lauréat de la Palme d’or en 2010 pour Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures, Cemetery of Splendour (V.O. avec s.-t.f.) comporte moins d’éléments fantastiques que ses prédécesseurs, mais n’en relève pas moins ostensiblement du réalisme magique. Le décor principal est un dispensaire établi dans une ancienne école qui accueille un groupe de soldats souffrant d’une mystérieuse maladie du sommeil. L’un d’eux s’éveillera par intermittence au contact d’une bénévole avec qui il se liera d’une amitié particulière. Pendant ce temps, des ouvriers gouvernementaux tentent d’excaver les tombeaux des princes du royaume de Siam sur lesquels le bâtiment aurait été érigé. C’est ainsi que, lentement, sans forcer, le cinéaste déploie une vision ne relevant ni du songe ni de l’état de veille, et qui ne s’intéresse ni à la vie ni à la mort, mais plutôt au monde de possibles invisibles qui flotte entre les deux.

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