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La parole à nos lecteurs

Dérapage sur le mariage

 

Monsieur le Premier Ministre,

Une des missions essentielles d’un ministre de la Justice est de protéger les lois et les institutions qui en découlent.

Vous ne pouvez plus longtemps laisser la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, semer la confusion et l’inquiétude tant dans la population en général que dans le milieu juridique. Appelée à défendre la constitutionnalité des articles du Code civil du Québec prévoyant que le mariage, civil ou religieux, emporte toujours des conséquences quant aux droits des époux, elle a sorti de son chapeau qu’il pouvait y avoir un mariage uniquement religieux (« union spirituelle ») qui serait sans effets juridiques sur le plan civil.

Voilà maintenant que c’est le chancelier du diocèse de Montréal qui déclare que le Code civil est clair, que tout mariage célébré à l’Église par un ministre du culte doit être enregistré par l’état civil, acte qui confère à ce mariage ses protections. Il ajoute que « l’Église ne célèbre pas d’“union spirituelle”. Il n’y a pas de sous-célébration, on ne joue pas ce jeu-là ».

Pourquoi en sommes-nous rendus à ce que ce soit l’Église, et non la ministre de la Justice, qui se porte à la défense des institutions civiles et des lois du Québec ?

Pourquoi en sommes-nous à nous demander si la position de la ministre n’ouvrira pas toute grande la porte à la reconnaissance qu’un mariage, assujetti à la charia par exemple, pourrait priver la femme de jouir en pleine égalité des avantages et des protections du Code civil ?

Monsieur le Premier Ministre, vous avez le devoir de mettre fin à ce gâchis, à ce dérapage qui ne saurait être réglé autrement que par un changement de ministre et des déclarations claires de l’état du droit.

 

Paul Bégin, ex-ministre de la Justice
Le 3 mars 2016


 

Merci, Madame Thériault !

 

Depuis bientôt plusieurs jours, la presse et les médias sociaux se sont enflammés à la suite des propos que vous avez tenus, Madame la Ministre, concernant le féminisme.

C’est la première fois depuis fort longtemps que le féminisme est autant à l’honneur. Il est analysé, décortiqué, critiqué, louangé. Plusieurs articles nous rappellent toutes les luttes que nos aïeules ont faites, et comment tout cela est encore fragile. Le Petit Robert et le Larousse y vont de leurs définitions, qui, soit dit en passant, sont fort simples. Toutes les féministes du Québec n’auraient jamais pu rêver attirer l’attention sur la cause des femmes comme vous l’avez fait en cette veille du 8 mars !

C’est pour cette raison que je vous dis merci, Madame la Ministre, d’être ce que vous êtes. Une personnalité publique capable de faire en sorte que l’ensemble du Québec réfléchisse et débatte sur un sujet, qui comme vous le mentionniez semblait pour plusieurs venir d’une époque révolue, rétrograde et même dépassée. Je suis persuadée que les Québécoises et Québécois en sortiront grandis. Pour ma part, j’ai lu pratiquement tous les billets, blogues, articles et commentaires et je suis réellement heureuse de constater que le féminisme est toujours d’actualité et en mouvement.

Dites-moi, Madame la Ministre, est-ce que nous pourrons encore compter sur votre appui la prochaine fois qu’on aura besoin de parler de la cause des femmes ? Une couverture médiatique comme celle que nous avons eue grâce à votre intervention à La Presse canadienne vaut de l’or ! En cette période d’austérité, c’est plus que bienvenu !

Dans l’espoir que nous pourrons encore réfléchir collectivement à l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes, veuillez agréer, Madame, mes plus sincères remerciements.

 

Sylvie Ostigny
Pointe-aux-Outardes, le 3 mars 2016


 

Casino de Charlevoix, dernière chance ?

 

La magnifique région de Charlevoix, malgré la chaleur et l’hospitalité des citoyens entourés de décors bucoliques, ne cesse silencieusement d’encaisser les coups. Après l’échec du Club Med, le festival des affiches « Maison à vendre » à Petite-Rivière-Saint-François se poursuit. Il y a de l’eau dans le gaz ! Voilà que Loto-Québec annonce qu’elle peine à relancer le Casino de Charlevoix, qui voit encore ses revenus chuter de 8 %. Un rapport accablant !

Malgré tout, Loto-Québec assure qu’elle investira 6 millions pour remettre à niveau l’établissement de jeu avec un concept de jeux d’arcade et d’habileté, un bar ainsi qu’un nouveau restaurant ; espérons que la mise sera gagnante ! Charlevoix mérite une industrie touristique qui foisonne en regorgeant d’offres alléchantes. Cette région est-elle trop proche ou trop loin de Québec ? Pour le Casino, est-ce une dernière chance sans quoi rien n’ira plus ?

 

Michel Beaumont
Québec, le 3 mars 2016