Là où Attila passe

Photo: K-Films Amérique

Étendu sur son lit, Attila contemple le plafond, pensif. Il vient de refaire ce rêve qui le poursuit depuis… depuis toujours. Au réveil, seules quelques bribes flottent encore à la lisière de sa mémoire. Mais déjà, à mesure que le jour se fait au-dehors, les images se dissipent au-dedans. Et Attila de se lever, indifférent aux tentatives de conversations de Julie et Michel, ses parents adoptifs. Né en Turquie et amené au Québec à cinq ans, Attila, la jeune vingtaine, traverse l’existence replié sur lui-même. D’emblée, il n’attire pas la sympathie, Attila. Il tient les siens à distance, et avec eux, le spectateur. C’est voulu. On ne cessera par la suite de s’attacher à lui, car il est plein de finesse et d’acuité, ce récit d’apprentissage singulier et beau signé Onur Karaman. Uniformément juste, l’interprétation est dominée par celle, pleine de force tranquille, d’Émile Schneider.

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