Le NPD plonge

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) perd des plumes au Québec et en Ontario, deux des champs de bataille considérés comme déterminants pour l’issue du scrutin du 19 octobre.

Le parti de Thomas Mulcair a perdu pas moins de 17 points en deux semaines au Québec, dans la foulée de la controverse sur le port du niqab lors des cérémonies de citoyenneté, selon un sondage de la firme Abacus rendu public lundi.

Les appuis au NPD au Québec sont passés de 47 % à 30 % entre le 11 septembre et le 27 septembre, indique le sondage. Le parti mène toujours dans la province, mais l’écart s’est rétréci avec le Parti libéral du Canada (24 %), le Parti conservateur (21 %) et le Bloc québécois (20 %).

En Ontario, les néodémocrates ont aussi perdu du terrain depuis le début de la campagne électorale : les trois principaux partis étaient à égalité statistique au début du mois d’août. Le parti de Stephen Harper mène désormais avec 36 % des intentions de vote, suivi par les libéraux de Justin Trudeau (33 %) et par le NPD de Thomas Mulcair (26 %).

Sur le plan national, le Parti conservateur mène avec 32 % des intentions de vote, suivi par le PLC (29 %) et par le NPD (27 %).

Gouvernement de rechange

« La course demeure très serrée et le résultat, impossible à prédire », écrivent les sondeurs Bruce Anderson et David Coletto.

« Il faudra voir si les électeurs décident de voter de façon stratégique si un des partis se démarque comme la solution de rechange à une possible quatrième victoire conservatrice. La plupart des électeurs néodémocrates préféreraient une victoire libérale à une victoire conservatrice. »

1 commentaire
  • Roland Dussault - Inscrit 29 septembre 2015 10 h 50

    LES SONDAGES INDIQUANT UNE MORTELLE GLISSADE DU NPD…

    Les indépendantistes québécois devraient déjà pouvoir tirer une conclusion : la glissade du NPD démontre que s’impose maintenant un nécessaire retour vers le vrai défenseur de nos intérêts : le BLOC. Fini les incursions qui risquent de nous coûter cher parce qu’artificielles et greffées à une réalité tout autre.
    En effet, à quoi servira-t-il de se retrouver dans une opposition qui va obliger les élus québécois à pratiquer la compromission alors que nous avons un instrument qui pourra nous défendre sans devoir mettre inutilement de l’eau dans notre vin. Opposition pour opposition…, il vaut mieux choisir l’authentique qui se voue à notre service avec efficience. Les sondages successifs, pancanadiens, ont maintenant, et suffisamment, démontré un glissement progressif du NPD et son incapacité de s’ancrer en Ontario qui va déterminer le gagnant. Et cette glissade est devenue une tendance lourde.
    Le NPD ne peut plus se prétendre être LE rempart contre l’élection des Conservateurs et leur conservatisme ; il se retrouve maintenant au 3ième rang, en dehors de la marge d’erreur des sondages. Et les Libéraux ont suffisamment fait avancer le Fils de l’Autre pour remettre au pouvoir, minoritaire pour le moment, un modèle qui nous a pourtant été exécrable. Qui a en outre créé le système des juges législateurs, qui permet la démission morale des élus et qui affaiblit encore et davantage le Québec.
    Et il n’y a pas de raccourci pour la liberté dans un parti… fédéraliste.
    Roland Dussault, Montréal