Un nouveau patron de la FIFA nommé en février

La Fédération internationale de football association tiendra une élection à sa présidence le 26 février, donnant à Sepp Blatter sept mois de plus au pouvoir avant de quitter l’organisme miné par des scandales de corruption.

Cette date a été retenue lundi par le comité exécutif de la FIFA à la suite de la décision de Blatter de démissionner quatre jours après sa réélection en mai au milieu d’enquêtes criminelles aux États-Unis et en Suisse.

Blatter, âgé de 79 ans et qui s’est joint à la FIFA il y a 40 ans, est à la tête de l’organisation qui encadre le soccer mondial depuis 1998.

Les 209 membres de la FIFA, qui ont élu Blatter pour un cinquième mandat en mai, seront donc de retour à Zurich l’année prochaine pour choisir un nouveau président près de neuf mois après l’annonce de la démission de Blatter.

Les candidats potentiels à sa succession sont le président l’Union des associations européennes de football, le Français Michel Platini, et le prince jordanien Ali ben al-Hussein, défait par Blatter en mai. L’ancienne grande vedette brésilienne Zico et le président de la Fédération de football du Liberia, Musa Bility, ont laissé savoir qu’ils chercheront à obtenir les appuis nécessaires pour déposer leur candidature d’ici la date limite du 26 octobre.

La FIFA a annoncé la date de l’élection peu de temps avant une conférence de presse de Blatter, qui a dû être retardée après qu’un intrus, l’humoriste britannique Simon Brodkin, se fut approché de lui et lui eut lancé de faux billets de banque. La réunion du comité exécutif de la FIFA devait également discuter des moyens, y compris la limitation des mandats présidentiels, de réformer l’organisme afin de regagner la confiance des amateurs et des commanditaires,

Départ immédiat réclamé

Le prince Ali a joint sa voix au commanditaire de la Coupe du monde Coca-Cola et à l’organisation non gouvernementale Transparency International, ancienne conseillère de la FIFA, qui demandent que Blatter soit exclu du processus visant à remodeler l’avenir de l’organisation après une litanie de scandales.

Le prince Ali a mentionné que Blatter «ne peut pas être autorisé à planifier sa succession et à gérer le processus électoral. La démission du président Blatter ne peut pas traîner plus longtemps. Il doit partir maintenant», a mentionné le vice-président de la FIFA pendant quatre ans jusqu’en mai.

«Une direction intérimaire indépendante doit être nommée pour administrer le processus de l’élection, en plus des réformes qui vont être discutées avant les élections», a-t-il ajouté.

Les réformistes veulent que la FIFA nomme une figure respectée de l’extérieur du sport pour superviser la prochaine élection et les réformes. Le nom du Ghanéen Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies, a été mentionné pour ce rôle.

Pas de Malaisie pour Blatter

Sepp Blatter ne fera pas le voyage en Malaisie la semaine prochaine pour assister à la réunion du Comité international olympique où la ville hôte des Jeux d’hiver de 2022 sera choisie.

Blatter, qui a été membre du CIO pendant 16 ans, assiste généralement au rendez-vous olympique annuel, mais il a décidé de ne pas faire le déplacement compte tenu des enquêtes de corruption.

Une lettre a été envoyée la semaine dernière pour aviser le CIO que Blatter ne serait pas à Kuala Lumpur, a précisé Walter Gagg de la FIFA.

Depuis mai, Blatter a raté des tournois de la FIFA en Nouvelle-Zélande et au Canada, qui ont des traités d’extradition avec les États-Unis.

Blatter se rendra toutefois en Russie cette semaine pour le tirage au sort du tournoi de qualifications de la Coupe du monde 2018 qui s’effectuera samedi à Saint-Pétersbourg.