Notre conscience nationale trahie par les libéraux

Comme le dit le vieil adage, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Même s’il faut contenir à long terme le déficit, rien ne saurait cependant justifier cette remise en cause sans précédent de nos institutions et des services publics à laquelle procède actuellement le gouvernement Couillard. En mettant ainsi l’accent sur la fin plutôt que sur les moyens, sans égard aux conséquences, ce dernier agit de façon idéologique, dogmatique et irresponsable en mettant en péril nos précieux acquis. Pourquoi un tel empressement ? De toute évidence, l’objectif inavoué — et inavouable — de ces mesures d’austérité est la transformation profonde de l’État québécois, de même qu’une révision de son rôle et de sa place dans la société québécoise.

Au fil des décennies, et ce, depuis la Révolution tranquille, l’État québécois a pourtant été un remarquable levier de développement économique et social pour le Québec, ainsi qu’un pilier de notre solidarité. Sous l’impulsion du gouvernement libéral de Jean Lesage, appuyé par les efforts de la société civile (constituée de femmes et d’hommes issus de tous les milieux), les Québécois se sont pour ainsi dire offert un État fort, moderne, apte à répondre aux défis de notre temps et incarnant par ailleurs le caractère national du Québec et la volonté de vivre ensemble de tous les Québécois. En tournant le dos à tout cela, le gouvernement Couillard trahit non seulement la conscience nationale des Québécois, mais aussi l’héritage de son propre parti.

Développement économique et régional

L’affaiblissement de l’État nuit à tout le monde, notamment parce que les chocs subis par les entreprises touchent les travailleuses et les travailleurs, ainsi que leurs clients/consommateurs. La fermeture des Conférences régionales des élus (CRE), des Centres locaux de développement (CLD) et des Forums jeunesse régionaux, l’abolition du Fonds de soutien aux territoires en difficulté ou encore les restructurations de notre système de santé, lesquelles viennent alourdir le fardeau des organismes communautaires, sont autant de mesures qui auront à long terme des conséquences sérieuses sur le tissu social et économique, particulièrement en région.

Ces organismes et services publics étaient pourtant au coeur du développement économique et régional, favorisant notamment la création d’entreprises et d’emplois dans certaines régions dévitalisées du Québec. Les CLD, les CRE, les organismes communautaires et même les cégeps contribuaient à fédérer les forces vives dans toutes les communautés du Québec. Avec les compressions du gouvernement Couillard, les régions du Québec sont tout simplement abandonnées par leur gouvernement.

Or, la vitalité économique des régions est centrale pour l’identité québécoise. L’histoire économique du Québec est notamment celle de l’exploitation et de la transformation de ses ressources naturelles, et aussi, parallèlement, celle de l’occupation de son territoire. Les compressions budgétaires aveugles du gouvernement Couillard auront pour conséquence d’affaiblir encore davantage des régions qui, depuis trop longtemps, vivent des difficultés économiques importantes.

Société civile

On parle beaucoup du déficit structurel, mais le véritable déficit affecte plutôt la légitimité de ce gouvernement qui agit unilatéralement, sans chercher à obtenir l’appui de la société civile. Même si les compressions adoptées par le gouvernement Bouchard à l’époque du déficit zéro prêtaient le flanc à une critique similaire, ce dernier avait à tout le moins engagé un dialogue social et tenté d’atteindre un consensus en faveur de l’élimination du déficit, notamment au moyen de deux sommets socioéconomiques. Le gouvernement Couillard, quant à lui, préfère avancer à coups de bâillon ou de répression, faisant fi des nombreux avertissements et fermant les yeux sur les impacts négatifs de ses politiques d’austérité.

Fédéralisme et identité

De toute évidence, le gouvernement Couillard s’est également installé dans une logique provincialiste qui nie le caractère national du Québec. À moins de six mois d’une élection fédérale, on ne peut que déplorer le manque de leadership du gouvernement du Québec, ce dernier n’ayant que très peu à revendiquer à Ottawa. Pendant ce temps, le gouvernement fédéral détourne les surplus de la caisse de l’assurance-emploi, garde son cap à propos des transferts réduits en santé et accroît le déséquilibre fiscal. Cette apathie des fédéralistes québécois coûte cher au Québec.

L’entreprise de dénationalisation de l’État québécois s’observe, par ailleurs, par le manque de sensibilité du gouvernement Couillard à l’égard des questions touchant l’identité québécoise. Alors que même Robert Bourassa n’hésitait pas à parler de la « souveraineté culturelle » du Québec et de son caractère distinct, le gouvernement Couillard, pour sa part, coupe allègrement dans la défense de la langue française et se montre bien peu enclin à protéger notre modèle social.

Il est temps de réagir

Qu’à cela ne tienne, de plus en plus de voix, dont les nôtres, s’élèvent maintenant pour dénoncer ce qui a toutes les apparences d’un saccage planifié de l’État québécois. Plus que jamais, les citoyennes et les citoyens doivent prendre conscience que ces mesures d’austérité et ce manque de vision nuisent à l’ensemble des Québécois, et plus particulièrement aux femmes et aux plus vulnérables de notre société. Dans ces conditions, l’État québécois, dépouillé de ses moyens, ne pourra plus continuer à servir les intérêts supérieurs du Québec bien longtemps.

Le mépris et l’arrogance doivent cesser. D’autres solutions existent. Il est temps de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

*Ont signé cette lettre :

Sébastien Lévesque, professeur de philosophie au cégep de Jonquière ; Ianik Marcil, économiste indépendant ; Alain Vadeboncoeur, urgentologue et auteur ; Yves Beauchemin, écrivain ; Claude Béland, président du Mouvement Desjardins (1987-2000) et grand officier de l’Ordre national du Québec ; Roméo Bouchard, fondateur de l’Union paysanne ; Dominic Champagne, auteur et metteur en scène ; Bernard Émond, cinéaste ; Yvon Rivard, écrivain; Évelyne Abitbol, consultante en affaires publiques; Karim Akouche, écrivain et éditeur; Rachid Bandou, chimiste; Maxime Baril, vice-président et cofondateur de Quintus Marketing; Frédéric Barriault, professeur d’histoire au Collège de Maisonneuve; Yanick Barrette, candidat au Ph.D. à l’INRS et chercheur au l/as/tt; Xavier Barsalou Duval, enseignant en comptabilité; Frédéric Bérard, avocat et auteur; Pierre-Luc Brisson, chroniqueur et auteur; Marie Brodeur Gélinas, spécialiste en éducation aux droits humains et à la solidarité internationale; Pierre-Louis Cauchon, typographe; Stéfany Chevalier, cofondatrice et p.-d.g. de Quintus Marketing; Jocelyn Desjardins, président-fondateur, Nouveau mouvement pour le Québec; Catherine Dorion, auteure; Jean Dorion, auteur de INCLURE. Quelle laïcité pour le Québec ? et ex-président de la SSJB de Montréal; Pierre Dostie, directeur de CSSS à la retraire, Chicoutimi; Jonathan Durand Folco, doctorant en philosophie et chargé de cours; Martin Forgues, journaliste indépendant et auteur; Alain-G. Gagnon, professeur, département de sciences politiques, Université du Québec à Montréal; Aurélie Lanctôt, étudiante en droit à l’Université McGill; Caroline Launier, directrice stratégique de Quintus Marketing; Bochra Manaï, candidate au doctorat en Études urbaines, INRS-UCS; Gabriel Marcoux-Chabot, écrivain et éditeur; Mathieu Marion, professeur, département de philosophie, Université de Montréal; Julie Montreuil, directrice générale, Organisme communautaire, Québec; Ludvic Moquin-Beaudry, professeur de philosophie au cégep de Saint-Jérôme; Frédérick Plamondon, enseignant et chargé de cours en philosophie; Michel Rioux, syndicaliste; Marie Roberge, peintre et auteure; Jocelyne Robert, écrivaine et sexologue; Véronique Robert, avocate; Michel Roche, professeur de sciences politiques, département des sciences humaines et sociales, Université du Québec à Chicoutimi; Michel Seymour, professeur, département de philosophie, Université de Montréal; Alexis St-Gelais, copropriétaire de Laboratoire Phytochemia; Marco Veilleux, Comité national des Journées sociales du Québec.

65 commentaires
  • Robert Beauchamp - Abonné 22 mai 2015 00 h 46

    Bravo

    Clairement exprimé, concis et direct.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 22 mai 2015 09 h 52

      Concis et direct, oui! Rajoutons à cette description du gouvernement Couillard, son autoritarisme et son désir de faire taire les étudiants en leur niant le droit de manifester, en niant aux professeurs le droit de manifester le jour de la fête des travailleurs.euses... Après le printemps érable II verra-t-on l'automne de colère (rouge)!

      Tous ceux et celles qui ont voté pour le parti libéral n'ont jamais voté pour ce programme de démantèlement: grosse hypocrisie!

    • Yves Corbeil - Inscrit 22 mai 2015 10 h 17

      Bravo à moitié,

      On dénonce et on chiale encore. Ce que ça prends vraiment c'est un grand rassemblement des forces en place pour que tous ceux qui n'en veulent plus de tout cela s'exprime ensemble au prochaine élection au lieu de diviser les forces.

      Est-ce qu'on en veut un pays ou non. Il va toujours exister des différences sur plusieurs questions, plus à gauche, plus à droite, plus au centre mais le point commun sur quoi il faut s'unir le temps de le faire c'est le pays.

      Après, il y aura la gauche, la droite et le centre chacun son bord dans son parti comme aujourd'hui et les élections continueront à faire élirent la majorité.

    • Hélène Paulette - Abonnée 22 mai 2015 12 h 23

      Vous voulez attendre 4 ans? Vous croyez que tout ce qu'on coupe va être facilement rétabli par un prochain gouvernement? On est en train de charcuter l'Ètat, il faut réagir maintenant!

  • Michel Lebel - Abonné 22 mai 2015 06 h 18

    Exagéré!

    Que de gros mots: "saccage planifié de l'État québécois, mépris, arrogance, manque de vision, action unilatérale, agit de façon dogmatique et irresponsable", etc. Mais comme disait Talleyrand et, à l'occasion Jacques Parizeau,: "Tout ce qui est excessif est insignifiant".


    Michel Lebel

    • André Côté - Abonné 22 mai 2015 09 h 33

      Si je comprends bien, l'essentiel de cette lettre, cosignée par une brochette impressionnante de gens intelligents, relève de l'insignifiance. Que dirait votre ami Talleyrand de votre réaction à cette prise de position par des personnes dont la crédibilité et le sérieux ne peuvent être mise en doute?

    • Yves Corbeil - Inscrit 22 mai 2015 10 h 21

      Oui ça va super bien au Québec et la crue du printemps Couillard nous balotent vers des conditions sociales mémorables.

    • Michel Lebel - Abonné 22 mai 2015 13 h 03

      Un critique exagérée, pleine de lieux communs, demeure ce qu'elle est: elle ne vaut pas grand-chose, peu importe qui l'a signée.

      M.L.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 22 mai 2015 15 h 15

      "Tout ce qui est excessif est insignifiant", ce que vous dites est excessif !

    • Robert Lauzon - Abonné 23 mai 2015 15 h 45

      M. Lebel votre aveuglement partisan est si évident que votre crédibilité en est affectée

  • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 07 h 19

    Saccage de l'État : PQ ou PLQ, Même combat!

    Si j'applaudis cette dénonciation commune du saccage de nos services publics à cause des budgets d'austérité à répétitions par le gouvernement libéral justifiés par l'épouvantail de la dette nationale. Je m'étonne d'y voir des péquiste notoire comme Jean Dorion, Bernard Émond ou Jocelyn Desjardins .

    Car je tiens à rappeler que ce sont bel et bien les péquistes qui ont été les initiateurs des premières attaques au modèle Québécois en 1996 sous le gouvernement de Lucien Bouchard. Et que cette manière antisociale et néolibérale de procéder qui consiste à saccager nos services publics tout en trouvant du même souffle les moyens d'accorder des subventions princières et des exemptions de taxes aux riches, aux banques et aux multinationales commerciales, appartient autant au Parti québécois qu'au Parti libéral. Une procédure que le PQ a réitéré pas plus tard que dans son dernier mandat entre 2012 et 2014.

    Il est consternant de voir les péquistes ainsi s'insurger contre «l'austérité libérale» perdre tout sens critique quand il est question de «l'austérité péquiste».

    Seul Québec Solidaire s'est toujours opposé au dogme du «déficit zéro» et aux budgets d'austérité pour le peuple et au saccage de nos institutions qui en découle.
    Essayons de nous en rappeler quand nous retournerons aux urnes pour remettre les libéraux à la porte :

    Le Parti québécois n'est pas une alternative crédible au Parti libéral en cette matière. Et surtout pas avec un affairiste du même acabit comme Pierre Karl Péladeau à sa tête, qui fût lui-même propriétaire d'une entreprise multinationale et qui a utilisé 3,2 milliards à même le bas de laine des Québécois à Caisse de dépôt pour se payer Vidéotron.

    Christian Montmarquette

    Référence :

    LE BUDGET MARCEAU :« Austérité préélectorale à Québec » - Le Devoir

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/400644/bu

    .

    • Alain Vadeboncoeur - Abonné 22 mai 2015 08 h 34

      J'imagine que vous n'avez pas lu le texte:

      "Même si les compressions adoptées par le gouvernement Bouchard à l’époque du déficit zéro prêtaient le flanc à une critique similaire, ce dernier avait à tout le moins engagé un dialogue social et tenté d’atteindre un consensus en faveur de l’élimination du déficit, notamment au moyen de deux sommets socioéconomiques."

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 08 h 37

      Correction.

      On me dit que Jean Dorion, ex-député bloquiste de la grande famille péquiste, aurait soit-disant rompu avec le PQ depuis le débat sur la Charte. Vous pourrez alors le remplacer dans ma nomenclature par Yves Beauchemin et Claude Béland, qui ont tous les deux appuyé ouvertement le Parti québécois aux élections de 2014. Merci.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 09 h 40


      À Alain Vadebondeur au Devoir :

      Le gouvernement Bouchard a coupé dans la gratuité des médicaments à l'aide sociale, pendant qu'il diminuait les impôts de manière récurrente de la classe la plus favorisé de 4,5 milliards. Le Québec disposait donc d'une forte de marge de manoeuvre économique sans s'attaquer au système de santé, malgré les coupures fédérales; et ce, sans compter ce symptomatique refus d’imposer les banques, les riches, les multinationales et les grandes entreprises.

      On sait aussi le c'est le PQ qui a mis les malades mentaux à la rue et qui a ouvert la porte à la privatisation du système de santé par la mise à la retraite anticipé de 1500 médecins et 4000 infirmières + 1800 infirmières auxiliaires.

      Il n'y a que «le style» de gouvernance de différent entre le PQ et le PLQ.

      Le Parti libéral, c'est.. « toué, tait toué!»

      Et le PQ c'est «cause toujours! »

      Référence:

      Mise à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières»: Pauline Marois n’a pas de regrets :

      http://elections.radio-canada.ca/elections/quebec2

      .

    • Johanne St-Amour - Abonnée 22 mai 2015 10 h 03

      Je suis toujours surprise de cette hargne de certains membres de QS à l'endroit du PQ, une hargne toujours plus importante qu'envers le parti libéral. Stéphane Gobeil m'a donné un début d'explication en disant que:

      «Pour comprendre, il faut retourner aux sources de la culture politique de l’avant-garde éclairée que sont Françoise David et ses compagnons de la lutte révolutionnaire.
      Dans l’histoire du communisme, l’ennemi déclaré n’a jamais été le capitalisme, qui n’est qu’une phase nécessaire menant au communisme, puis au socialisme via la révolution. Pour les communistes, l’ennemi ce sont les partis sociaux-démocrates. Ces derniers, en obtenant des avancées comme les retraites, les congés payés ou l’assurance-chômage, atténuent les pires côtés du capitalisme, ce qui au final freine l’ardeur des travailleurs et repousse d’autant leur volonté de faire la révolution. La même logique est à l’œuvre ici, l’ennemi de QS étant le Parti Québécois, social-démocrate et (petit?) bourgeois.»

      C'est ce que j'ai vécu lorsque j'ai assisté il y a un an à une rencontre de QS: une explication marxiste-léniste, anti-impérialiste, anti-colonialiste, anti-capitaliste...anti-tout principalement dirigé contre leur principal adversaire le Parti Québécois: à croire justement qu'ils travaillent pour le parti libéral et pour le fédéralisme.

      À souligner que sous le gouvernement Bouchard il y avait eu consultation. Ne pouvez-vous pas souligner l'autoritarisme du parti libéral et son désir de faire taire toute opposition (mais pour vous, c'est déjà fait!)

    • François Aubry - Abonné 22 mai 2015 10 h 28

      Aveuglement idéologique quand tu nous tiens.
      Pouvez-vous m'expliquer d'où peuvent bien venir la Loi sur l'équité salariale, la politique de reconnaissace de l'action communautaire autonome, la reconnaissance de l'économie sociale, la Politique familiale comprenant réseau de CPE et le congé parental, la Loi pour combattre la pauvreté et l'exclusion sociale, le gel des frais de scolarité, la création des CLD et les CRÉ, et j'en passe ? Toutes des réformes post-1995.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 10 h 58


      À Johanne St-Amour,

      Quand un solidaire dénonce le Parti libéral, c'est une lutte et du débat politique. Mais il dénonce exactement les mêmes politiques néolibérales adoptées par le PQ, c'est de la hargne, et nous devenons subitement des méchants communistes, et pourquoi pas, tiens.. des staliniens totalitaires qui veulent revenir aux goulags et au parti unique.

      - Quelle farce..!

      Alors, pour votre gouverne, sachez que votre nouveaux chef Pierre Karl Péladeau (comme Gilles Duceppe) a déjà été membre du Parti communiste ouvrier (PCO) (Wikipédia).

      Et apprenez que le Parti communiste du Québec (PCQ) a définitivement quitté Québec Solidaire pour appuyer le Parti québécois.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      «Chefferie du PQ: même le Parti communiste du Québec appuie Pierre Karl Péladeau»

      http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/10/21/cheffer

      .

    • Jacques Gagnon - Inscrit 22 mai 2015 11 h 12

      Vous vous répétez monsieur Montmarquette et vous n'avez pas la bonne cible. Je ne vous demande même pas ce que QS ferait, vous le savez pas et peu importe ce que ferait QS, QS ne le fera jamais.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 12 h 24


      À François Aubry,

      Tant qu'à ça, votons libéral ! ..puisque le Parti libéral a nationalisé l'électricité et créer les systèmes d'éducation et de santé publics!

      Pourtant, cela n'a pas emperché autant le PQ que le PLQ de s'attaquer aux institutions qu'ils avaient eux-même fondés, et surtout pas continuer à graisser les riches et l’entreprise privée avec l'argent des petits travailleurs, tout en leur imposant de se serrer continuellement la ceinture.

      Sur les droits de scolarité, hypocrite comme toujours, Pauline Marois a joué sur les mots en prétendant qu'elle ne voyait pas de contradiction entre «gel» et «indexation». Une arnaque aussi grosse qu'une cage à homard !

      Quant à cette loi sur la pauvreté qui remonte à 2002, elle n'a strictement rien changé, sauf l'image du Parti québécois, puisque 23 ans plus tard, la pauvreté n'a fait qu'augmenter; que l'aide sociale est au niveau odieux de 613$ par mois et qu'il y a 1,6 million de demandes par mois dans les banques alimentaires.

      - Trouvez-vous ça normal qu'il y ait autant de monde qui crève de faim dans un pays aussi riche que le Québec? ..et pendant que le PQ trouvait du même souffle les moyens de gaver les banques et les entreprises à coups de milliards?

      Références:

      «Les banques alimentaires débordées; 1,6 million de demandes par mois au Québec»

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

      .

    • Jacques Boulanger - Inscrit 22 mai 2015 13 h 03

      Me semblait que vous alliez nous ramener ça au PQ. Votre campagne de diabolisation se poursuit. L'ennemi à abattre, c'est le PQ. Pendant que les sans logis et les pauvres font le trottoir, vous ce qui vous intéresse, c'est le PQ ! Le PLQ mene le pays à la catastrophe sociale, pas de problème, PQ et PLQ même combat. Votre charge devient ridicule.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 13 h 23


      «Je ne vous demande même pas ce que QS ferait, vous le savez pas et peu importe ce que ferait QS, QS ne le fera jamais.» - Jacques Gagnon

      1) Sur quoi vous basez-vous pour affirmer ça? La débandade du Bloc en 2011 ? Ou sur le pire score du PQ depuis 1970 aux élections de 2014?

      Malheureusement, quand les mêmes erreurs reviennent, il est normal de redonner les mêmes correctifs. Mais il faut dire qu'après 15 ans que les péquistes traitent la gauche de «communistes et d'irréalistes..Les péquistes ne donnent pas leur place dans le radotage eux non plus!

      Mais il est vrai que ce serait tellllll..ment plus simple!! ..si la gauche se la bouclait une bonne fois pour toutes, pour laisser toute la tribune au PQ!

      Mais, malheureusement pour les péquistes, la démocraties fait partie des valeurs Québécoises; et chacun dispose encore du droit de s'exprimer et de répliquer librement.

      - Cm

    • Jacques Boulanger - Inscrit 22 mai 2015 13 h 26

      Mme St-Amour, vous faites bien de nous rappeler ce texte de Stéphane Gobeil. C'est exactement la dialectique de QS. D'ailleurs, pour en témoigner, rappelez-vous la charge de Françoise David à l'encontre de Pauline Marois et de la haute déférence que lui témoignait par la suite Philippe Couillard. Voyez-vous, pour QS la table est mise, l'ennemi à abattre ce n'est pas le PLQ et encore moins la CAQ, c'est le PQ. Et les chantres de QS nous le rappeler à la moindre occasion.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 22 mai 2015 13 h 51

      « Et apprenez que le Parti communiste du Québec (PCQ) a définitivement quitté Québec Solidaire pour appuyer le Parti québécois. »

      Ne me dites pas que le PCQ est devenu néo-libéral !

    • Paul Doyon - Abonné 22 mai 2015 15 h 07

      Le péremptoire du jugement, rarement signe de sa justesse!

      C'est grâce à ces élucubrations que QS, à qui nous devons, qu'il le reconnaisse ou non, le retour du PLQ et l'instauration du gouvernement le plus à droite et destructeur que nous ayons eu de longtemps, pourrait encore assurer de longues années à Couillard et cie.

      L'alliance objective de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite sous couvert de pureté idéologique, histoire malheureusement connue.

      Paul Doyon
      Montréal

    • Johanne St-Amour - Abonnée 22 mai 2015 17 h 18

      Comme je vous disais, M. Montmarquette, j'ai eu l'occasion d'assister à une réunion de QS pendans les dernières élections et l'analyse marxiste-léniste, anti-impérialiste, et anti-tout suait à grosses gouttes.

      Vous êtes de très mauvaise foi si vous ne pouvez voir, qu'au contraire de l'autoritarisme de Philippe Couillard, Lucien Bouchard avait consulté la population.

      Je n'ai pas d'affinités avec un parti qui ne vise que la balance du pouvoir et je n'ai pas d'affinités avec un parti qui veut surendetter le Québec de quelques milliards pour tenter de viser une énergie verte qui n'est pas au point! Il y a des étapes à franchir.

      Et les critiques de QS visent rarement la CAQ. Pourquoi???

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 18 h 31


      «C'est grâce à ces élucubrations que QS, à qui nous devons, qu'il le reconnaisse ou non, le retour du PLQ et l'instauration du gouvernement le plus à droite et destructeur que nous ayons eu de longtemps.» - Paul Doyon

      On aura beau répéter un mensonge, ça n'en fera jamais une vérité.

      Avec une drop historique de «319 583» votes (le pire score du PQ depuis 1970!), ce n'est pas Québec Solidaire qui a remis les libéraux au pouvoir, c'est le PQ.

      Et pour votre gouverne, ce sont les péquistes eux-mêmes qui ne sont même pas donné la peine de voter pour leur propre parti.

      - Cessez d'essayer de blâmer les autres pour vos propres déroutes.

      Le Parti québécois ne doit sa défaite qu'à lui-même.

      - Cm

    • Robert Lauzon - Abonné 23 mai 2015 15 h 55

      M. Montmarquette

      Rappelons que M. Bouchard avait à faire face à l'époque aux coupures sauvages des transferts fédéraux de Paul Martin qui lui-même avait comme objectif de passer son déficit aux provinces.

      Vous devriez peut-être tenter d'exposer plus objectivement vos propos.

      De plus, si le Québec reprenait le contrôle sur les 30 millards (au net) que nous envoyons annuellement à Ottawa nous pourrions enfin être maîtres chez nous et décider par nous-même ce qui doit être fait, au lieu que ce soit notre voisin.

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 mai 2015 18 h 14

      Corrigé :

      «Rappelons que M. Bouchard avait à faire face à l'époque aux coupures sauvages des transferts fédéraux de Paul Martin qui lui-même avait comme objectif de passer son déficit aux provinces.» - Robert Lauzon

      Les péquistes sont des As pour sans cesse essayer de faire porter le chapeau de leurs politiques problématiques aux autres. Et si vous aviez suivi le débat et ma réponse à Alain Vadeboncoeur, je n'aurais pas été obligé de répéter ma réponse aux péquistes qui me reprochent sans cesse de me répéter.

      Or donc,

      Durant cette même période du transfert du déficit de Paul Martin dont vous parlez, le gouvernement Bouchard a coupé dans la gratuité des médicaments à l'aide sociale, pendant qu'il diminuait inutilement les impôts de manière récurrente de la classe la plus favorisée de «4,5 milliards!».

      Le Québec disposait donc d'une forte de marge de manoeuvre économique sans s'attaquer au système de santé, malgré les coupures fédérales; et ce, sans compter ce symptomatique refus d’imposer les banques, les riches, les multinationales et les grandes entreprises.

      Question du 30 milliards hypothétique de l'indépendance, dont on ne sait rien, ni même si elle arrivera un jour...

      Je vous réponds comme j'ai «déjà» répondu, qu'il y aurait 20 milliards par année «immédiatement disponibles» sans référendum ni indépendance, en remettant à leur place les banques et les grandes entreprises, et en éradiquant la pauvrete, qui a elle seule, nous coûte 8 milliars! par année.

      Mais évidemment, ça, ça ne vous donne pas un beau drapeau, mais ça donnerait du concret dans les poches et les services aux citoyens.

      Mais malheureusement pour nous, non seulement les péquistes vivent dans un pays imaginaire, mais ils vivent dans une social-démocratie imaginaire, et le Capital est concentré et capitalisé dans les poches du «1%» des milliardaires comme Péladeau.

      Christian Montmarquette

  • Jacques Lamarche - Abonné 22 mai 2015 07 h 34

    Conscience nationale trahie par les division!

    Une majorité de Québécois souscrivent. Ce texte collectif reflète leur pensée et fait écho à leurs sentiments. Mais pour combattre les responsble de ce saccage, il faudrait être unis dans l'action. Les libéraux ont et auront beau jeu tant et aussi longtemps que resteront divisées les forces progressistes du Québec! Les leaders de chaque formaton politique doivent apprendre à se parler! François Legault aussi!

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 09 h 01

      «Les libéraux ont et auront beau jeu tant et aussi longtemps que resteront divisées les forces progressistes» -Jacques Lamarche

      M. Lamarche,

      Les véritables forces progressistes ne sont pas divisées; elles se retrouvent majoritairement à Québec Solidaire. Et s'il y reste encore des progressistes au Parti québécois, elle devraient sérieusement songer à rejoindre QS, plutôt que de se faire neutraliser dans un parti de droite comme le PQ. - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 09 h 18

      .

      «Le PQ dirigé par PKP ne pourra pas les satisfaire. Et Québec Solidaire serait trop gauchiste pour eux.»- François Beaulé

      Ce n'est pas parce que QS est trop à gauche que certains restent au PQ. C'est parce que la question nationale a été prise en otage depuis plus de 20 ans par le PQ pour faire chanter l'électorat de gauche en le forçant à voter pour un parti de droite au nom de la question nationale.

      Et le rôle de QS est justement de faire cesser ce chantage alliant, pour procurer une offre politique à la fois progressiste et indépendantiste au Québécois. Ajouter un parti social-démocrate comme Option nationale est totalement totalement contre-productif et n'a donné que «0,73%» des votes en 2014.

      Et c'est pourquoi le PQ s'il est sincère dans sa volonté d'unir les souverainistes des deux tendances gauche et droite, doit appuyer la proposition du changement de mode de scrutin actuel pour un mode de scrutin proportionnel, qui aura pour effet d’additionner les votes et les députés souverainistes, plutôt que de les soustraire les uns des autres.

      Christian Montmarquette

    • Robert Laroche - Abonné 22 mai 2015 10 h 23

      Nous sommes dans le jeu politique c'est-à-dire le jeu autour de l'exercice du pouvoir ... dans une société qu'on imagine démocratique.

      La nation québécoise est reconnue de l'exérieure, du bout des lèvres et à juste raison, par les fédéralistes québécois et canadiens mais son sens commun est incapable de s'expliciter intérieurement. Ce sont ces jeux de politiques de courte vue qui rendent difficile une définition partager de ce qu'est la société québécoise.

      La grande faiblesse des citoyenNEs, de la société civile et de tous les partis politiques confondus est l'incapacité de définir de l'intérieur avec une certaine cohérence ce qu'est la nation québécoise.

    • Johanne St-Amour - Abonnée 22 mai 2015 11 h 04

      Il y a très longtemps qu'on a compris votre haine des péquistes, M. Montmarquette. La cassette commence à être usée!

      Il est question ici des choix du gouvernement libéral, préparés en catimini, et présentés de façon autoritaire, avez-vous réellement quelque chose à dire sur cela?

    • Sylvain Auclair - Abonné 22 mai 2015 11 h 08

      Monsieur Montmarquette,
      La question nationale n'a jamais été prise en otage par le PQ. Elle a été portée par le seul PQ pendant au moins 30 ans. En fait, le QS est un resquilleur, qui profite du travail du PQ pour le dépasser par sa gauche, et donner le pouvoir au PLQ.
      Tout comme ON a fait élire un député de la CAQÉFL.

    • François Beaulé - Abonné 22 mai 2015 11 h 48

      @Christian Montmarquette,

      Je suis partiellement d'accord avec vous, Québec Solidaire a été fondé en réaction au virage à droite du Parti Québécois.

      Cependant, il vous faut comprendre que les citoyens de centre-gauche ne sont pas tous indépendantistes. Et vice versa les indépendantistes ne sont pas tous à gauche.

      C'est de cette confusion des enjeux dont il faut se défaire. La droite comme la gauche peut prendre le pouvoir avec +/- 40% des votes. Alors qu'il faut plus de 50% des votes en faveur de l'indépendance pour qu'elle se réalise. Un parti indépendantiste ne peut réaliser son objectif premier sans avoir l'appui de plus de la moitié de l'électorat. La stratégie étapiste utilisée par le PQ en 1976 est un échec.

      Il faut donc dissocier l'enjeu «indépendance» de l'objectif «justice sociale». Le premier demande une majorité absolue, la poursuite du deuxième une majorité simple.

      Il faut donc fonder un parti social-démocrate neutre par rapport à la souveraineté du Québec. Alors que le PQ devrait s'en tenir à son article premier et adopter une position d'«extrême centre» sur l'axe gauche-droite.

      QS ne fait pas l'affaire. C'est un parti clairement indépendantiste et d'extrême gauche anti-capitaliste qui ne rallie qu'une minorité d'électeurs urbains de Montréal.

    • Jacques Boulanger - Inscrit 22 mai 2015 13 h 16

      « le rôle de QS est justement de faire cesser ce chantage alliant, pour procurer une offre politique à la fois progressiste et indépendantiste au Québécois »

      Non mais faites pas rire. QS, indépendantiste ? Vous avez vu ça où ? Dans les statuts ? Ah oui, QS parti marginal issu du milieu communautaire (milieu que vous ne défendez plus d'ailleurs) dont les seules chances de succès étaient de gruger dans la clientèle progressiste qui se retrouvait au PQ. Ce «lynchage» de clientèle est devenu à ce point obsessionnel chez les solidaires» qu'ils en perdent tout sens de mesure, au point de s'allier au PLQ pour gagner quelques sièges. Pitié Seigneur.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 14 h 14


      «QS ne fait pas l'affaire. C'est un parti clairement indépendantiste et d'extrême gauche anti-capitaliste» - François Beaulé

      À mon avis, QS n'est qu'un véritable parti social-démocrate, et qui plus est réformiste, qui appuie les petites et moyennes entreprises; alors, faut quand même pas charrier..

      Il est facile de d'envoyer des épithètes par la tête sans avoir à les justifier pour faire peur et tenter de nuire à ses adversaires

      Quels sont donc ces fameux éléments de programme anti-capitalistes et d’extrême gauche de Québec Solidaire qui vous permet d'affirmer une chose pareille je vous prie?

      - Cm

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 15 h 09


      «Non mais faites pas rire. QS, indépendantiste ? Vous avez vu ça où »-Jacques Boulanger

      Vous êtes comiques, vous, les péquistes..

      Vous vous plaignez pendant des mois que QS divise le vote souverainiste.. Mais de l'autre côté de la bouche, vous dénoncez que QS ne n'est pas souverainiste.. À un moment donné, faudrait vous décider .

      Ou bien QS est un parti souverainiste qui divise les forces souverainistes.

      Ou QS est un parti fédéralistes qui divise les forces fédéralistes.

      Mais je vais vous en dire un, endroit moi, ou j'ai entendu dire que QS est un parti souverainiste.. Et c'est dans la bouche de Pauline Marois.

      Référence :

      « Pauline Marois aimerait que Amir Khadir et Françoise David se joignent au PQ» :

      http://quebec.huffingtonpost.ca/2014/03/07/pauline

      .

    • Jean-Yves Arès - Abonné 23 mai 2015 13 h 19

      @ Jacques Lamarche ,

      «Une majorité de Québécois souscriven. Ce texte collectif reflète leur pensée et fait écho à leurs sentiments.t»

      Vous vous appuyez sur quoi au juste pour nous pouser une telle affirmation?

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 mai 2015 14 h 15


      «La question nationale n'a jamais été prise en otage par le PQ. Elle a été portée par le seul PQ pendant au moins 30 ans. En fait, le QS est un resquilleur, qui profite du travail du PQ pour le dépasser par sa gauche, et donner le pouvoir au PLQ.» - Sylvain Auclair

      Oui, la question nationale est prise en otage, puisque le Parti québécois qui a clairement dérivé à droite depuis 1996, tenant ainsi captive une gauche souverainiste qui devait tolérer ses politiques néolibérales au nom de la question nationale; ce qui était un marché odieux pour ses membres progressistes, que de devoir renier ses valeurs sociales au nom du drapeau.

      Et quand vous dites sans rire que le PQ a porté la question nationale pendant 30 ans.. Vous faites abstraction qu'il ne l'a pas défendu la majorité du temps. En commençant par «le bon gouvernement de 1976» de René Lévesque; l'étapisme et la mise en veilleuse des années 80; le beau risque fédéraliste avec Brian Mulroney; L'attentisme des «conditions gagnantes» de Lucien Bouchard; les 1000 jours d'attente et le néo-confédéralisme de Bernard Landry, et bien évidemment, la «gouvernance souverainiste» de Pauline Marois.

      - Quant au PQ de Pierre Karl Péladeau..

      Mis à part qu'il scande qu'il veut un pays..

      Nous n'en savons pas grand chose, puisqu’il refuse de nous donner son son échéancier référendaire, et que cela pourrait facilement dire pas avant deux mandats, sinon qu'à revenir à l'attentisme des «conditions gagnantes» de Lucien Bouchard.

      Et sachez bien que la question nationale n'appartient à aucun parti politique, et pas plus au PQ qu'à Québec Solidaire qui ne profite du travail de personne.

      Car jamais Québec Solidaire n'aurait pu être créé, si le Parti québécois était demeuré fidèle à ses valeurs fondatrices indépendantistes et social-démocrates.

      Christian Montmarquette

  • Jean Lapointe - Abonné 22 mai 2015 07 h 49

    C'est encore pire qu'ils le pensent à mon avis

    «Le mépris et l’arrogance doivent cesser.»

    Bien sûr que le mépris et l'arrogance du gouvernement Couillard devraient cesser.

    Mais n'est-ce pas là s'illusionner étant donné que, selon toute apparence, cette entreprise de dénationalisation de l'Etat québécois a été pensée et qu'elle a donc été préméditée et voulue.

    Qu'il se fasse accuser de faire preuve de mépris et d'arrogance, cela ne le dérange pas une miette parce que ce qu'il semble de plus en plus vouloir c'est que le sentiment d'appartenance nationale qui nous caractérise disparaisse pour de bon pour qu'il ne soit plus jamais question de nationalisme québécois et encore moins d'indépendance politique pour le Québec.

    Ce gouvernement est en guerre contre nous les souverainistes Ce gouvernement ce qu'il veut c'est que le Canada s'épanouisse comme il le souhaite, ce qui implique qu'il ne soit plus jamais remis en question, au moins pas avant mille ans à partir de 1982 comme le souhaitait Pierre Trudeau.

    Nous devrons donc nous noyer dans le grand tout canadien que nous ne voulions ou pas.

    Je suis d'accord avec ce que dénonce ce texte mais je le trouve bien faible. On dirait que son auteur n'ose pas dire tout ce qu'il pense. Mais pourquoi donc? Que craint-il?

    • Yves Corbeil - Inscrit 22 mai 2015 10 h 25

      Oui bien pire, mais il faut s'unir pour être en mesure de résister jusqu'au prochaine élection pour rester unie le temps de faire le pays. Après on retournera à nos chicanes de clochers.

    • Christian Montmarquette - Abonné 22 mai 2015 12 h 55

      À Yves Corbeil,

      C'est certain que de vouloir manger à sa faim, n'est qu'une vulgaire «chicane de clocher» pour nos grands socio-démocrates que sont les péquistes..

      Référence :

      «Les banques alimentaires débordées; 1,6 million de demandes par mois au Québec»

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci