Traitement de faveur en vue pour les policiers de la SQ

La ministre de la Sécurité publique a refusé de préciser si les policiers de la Sûreté du Québec, qui n’assument que le tiers des cotisations à leur régime de retraite, devront verser 50 % de cette contribution comme les autres employés de l’État.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne La ministre de la Sécurité publique a refusé de préciser si les policiers de la Sûreté du Québec, qui n’assument que le tiers des cotisations à leur régime de retraite, devront verser 50 % de cette contribution comme les autres employés de l’État.

La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, n’a pu donner l’assurance, lundi, que les policiers de la Sûreté du Québec seront soumis à la même rigueur que les autres employés de l’État lors du renouvellement de leur convention collective.

La ministre a également refusé de préciser si les policiers de la SQ, qui n’assument que le tiers des cotisations à leur régime de retraite, devront verser 50 % de cette contribution comme les autres employés de l’État ou comme le gouvernement Couillard vient de l’imposer aux employés municipaux.

« Je ne veux pas faire la négociation sur la place publique », a répondu Lise Thériault aux journalistes avant que ne s’amorce l’étude des crédits de son ministère en commission parlementaire. La ministre a donné la même réponse au porte-parole de l’oppositionofficielle en matière de sécurité publique, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a présenté aux syndiqués de l’État des offres salariales se traduisant par un gel pour les deux premières années des conventions collectives, suivi par des hausses de 1 % par an pour les trois années suivantes. Il y a cinq ans, le gouvernement Charest s’était engagé à négocier avec les 5000 syndiqués de la SQ sur la base de ce qui est versé aux policiers des grands corps de police dans le reste du Canada. Il avait adopté la même approche pour la rémunération des médecins.

« Tout est sur la table quand on parle de rigueur budgétaire », a affirmé Lise Thériault. Or, selon La Presse, le gouvernement Couillard déposera un projet de loi ce printemps pour permettre aux policiers de la SQ d’obtenir un traitement préférentiel par rapport aux autres employés de l’État et de bénéficier d’un rattrapage salarial. Selon certaines évaluations, il existe un écart de rémunération d’au moins 10 % entre les policiers de la SQ et ceux de la Gendarmerie royale du Canada et de l’Ontario.

Pas de quotas de contravention à la SQ

La ministre a certifié que les policiers de la SQ n’avaient pas à remplir de quotas de contraventions. « Le collègue peut appeler ça des quotas de tickets s’il veut, a-t-elle lancé à Pascal Bérubé. Je ne crois pas que les policiers de la SQ font face à des quotas. Loin de là. »

Le député péquiste a déposé à la commission parlementaire un document de la Régie intermunicipale de police Richelieu Saint-Laurent qui impose des quotas de contraventions à ses policiers sur la Rive-Sud dans la région de Montréal. La ministre s’en est lavé les mains en signalant qu’elle ne nommait pas les directions des polices municipales.

6 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 28 avril 2015 02 h 33

    Bien entendu

    Si les syndiqués de la fonction publique mettaient côte à côte leur convention collective et celle des flics, ils auraient probablement des sueurs froides.

    Tout le monde a remarqué que les flics sont les seuls à pouvoir exercer une désobéissance civile sans risquer de se faire matraquer.

    Mais le reste de leur convention contient une foule de particularisais montre bien les avantages indus qu'ils possèdent par rapport aux autres employés de l'État.

    Par exemple, rien qu'un, en général les gens ne savent pas que les flics ne sont pas tenus de payer de cotisations à l'assurance emploi. Contrairement aux autres employés de l'État qui disposent d'une sécurité d'emploi complète.

    Je vous le dis ce serait intéressant de faire la comparaison

  • Gaston Bourdages - Inscrit 28 avril 2015 04 h 27

    Délicat sujet que celui de la parité de traitements...

    ...pour «tous les employés» de l'état.
    Comment se sentent les mots «justice sociale» dans un cadre de «traitement de faveur» ? À moins que «justice sociale» n'appartiennent qu'à la fabulation et qu'ils ne sont que simples mots pour «parler pour parler».
    Est-il osé d'aborder ici l'aspect des pouvoirs de négociation?
    L'avenir nous indiquera le sort réservé à «justice sociale» dans les négociations entre la dame, ministre de La Sécurité Publique et les représentants de la Sureté du Québec.
    Gaston Bourdages,
    Auteur - Conférencier.

  • Yvon Giasson - Abonné 28 avril 2015 09 h 33

    Moi c'est pas pareil

    Il y a des castes au Pays du Québec.
    Les médecins et les policiers en sont probablement les plus importantes.
    Ils s'accordent un statut qui les distinguent, croient-ils, des autre travailleurs de la fonction publique.
    Ils sont dans lo "mood" moi c'est pas pareil.
    En réalité, ils ne sont pas sans savoir qu'ils sont probablement les deux corps d'emploi qui peut faire trembler tout gouvernement.
    Dès le début de leurs moyens de pression, la population devient tellement insécure que le gouvernement n'a d'autre choix que de leur donner ce qu'ils exigent.
    Comme solidarité et conscience sociale, on repassera...

  • Clermont Domingue - Abonné 28 avril 2015 09 h 47

    Les policiers aussi aiment l'argent.

    Avec l'automne chaud qu'on risque d'avoir. il est important, pour le gouvernement,que la police soit satisfaite si on veut qu'elle tabasse,avec coeur, les manifestants

  • Francois Cossette - Inscrit 28 avril 2015 11 h 24

    Ben voyons

    Les gouvernement a compris qu'avec ce qu'ils offrent il va avoir besoin d'au moins 1 police pour fesser sur le monde qui sont en désaccord avec lui. Comme il ne pourra pas compter sur les polices municipales il ne lui reste que la sq.