Les scientologistes répliquent

Le titre et le contenu de l'article intitulé «Entre les griffes de la scientologie» (Le Devoir du 1er août 2009), sensé être une critique d'un livre, constituent un aveu d'un soutien évident envers l'auteur du livre (Voyage au coeur de la scientologie, Alain Stoffen, Privé, 2009) et la manifestation d'une complaisance crasse à prendre pour argent comptant les déclarations démonisantes et manichéennes d'un apostat de la scientologie.

Ce n'est pas pour rien que les institutions officielles ignorent habituellement les témoignages des apostats, de quelque religion qu'ils soient, car leur crédibilité est toujours sujette à caution. Leurs allégations anecdotiques sont souvent motivées par leur intérêt personnel, et l'appât du gain les pousse fréquemment à augmenter leurs revendications pour justifier des demandes extravagantes et injustifiées de compensations financières à leur ancienne communauté religieuse.

Le feu professeur Bryan Wilson, lecteur émérite en sociologie à l'Université d'Oxford et principal expert mondial en sociologie des religions, a expliqué pourquoi les apostats attiraient plus facilement l'attention des médias que les membres en règle. Comme cela a été démontré dans plusieurs cas, l'apostat est susceptible d'être influençable et est disposé à augmenter ou à embellir ses griefs afin de satisfaire ce type de journalisme dont l'intérêt verse dans le sensationnalisme plutôt que de constituer un exposé objectif de la vérité.

En fait, la plupart de ceux qui quittent les nouveaux mouvements religieux le font tranquillement et n'éprouvent pas de sentiments négatifs quant à leur engagement.

Dans le cas d'Alain Stoffen, le premier juge d'instruction du Tribunal de grande instance de Paris a rendu une ordonnance de non-lieu en date du 4 septembre 2006 et n'a retenu aucun des chefs d'accusation: «Les faits de chantage et d'extorsion n'étaient pas davantage caractérisés, car l'information n'apportait aucun élément susceptible de corroborer les allégations de monsieur Stoffen, qu'il convenait de replacer dans le contexte de rupture conjugale sus-évoqué.»