Raids israéliens à Gaza après un tir de roquette

Tôt le matin, l’armée israélienne a affirmé avoir bombardé un site d’armement du Hamas.
Photo: Yousef Masoud Associated Press Tôt le matin, l’armée israélienne a affirmé avoir bombardé un site d’armement du Hamas.

L’armée de l’air israélienne a mené mardi des frappes contre la bande de Gaza, les premières depuis trois mois, en représailles à un tir de roquette depuis l’enclave palestinienne.

À l’issue d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU, l’Irlande, la France, l’Estonie, la Norvège et l’Albanie ont condamné conjointement ces tirs, tout en exigeant la fin des violences et le respect du « statu quo des lieux saints ».

Les forces israéliennes ont affirmé en matinée avoir bombardé un site d’armement du Hamas, le mouvement islamiste armé au pouvoir dans l’enclave palestinienne ; les frappes n’ont pas fait de victime. Les raids ont suivi un tir de roquette lundi soir depuis Gaza vers le sud d’Israël limitrophe ; l’engin a été intercepté par le bouclier antimissile israélien.

Contexte tendu

 

Ces violences surviennent dans un contexte de tensions continues entre Israéliens et Palestiniens, aggravées par quatre attaques menées en Israël entre le 22 mars et le 7 avril, qui ont fait 14 morts au total.

Dans la foulée de ces attaques, l’armée israélienne a mené plusieurs opérations, certaines meurtrières, en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l’État hébreu depuis 1967, notamment dans des régions d’où étaient originaires certains auteurs des attentats en Israël.

Accrochages

 

En outre, le village de Burqa, en Cisjordanie, a été le théâtre d’affrontements entre l’armée israélienne et des Palestiniens qui protestaient contre une marche de juifs nationalistes en direction du site proche de Homesh, une colonie évacuée en 2005 et dont les colons exigent la reconstruction. L’armée a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc contre les manifestants, dont une cinquantaine ont été traités pour inhalation de gaz. Quatre personnes ont été blessées par des grenades lacrymogènes et sept par des balles en caoutchouc, selon le Croissant-Rouge palestinien.

À Jérusalem-Est, la police n’a pas autorisé une marche d’organisations de la droite nationaliste israélienne autour de la Vieille Ville, de crainte de dérapages.

Plus de 150 Palestiniens ont été blessés lors de heurts avec les forces israéliennes vendredi et dimanche sur l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem-Est, des violences qui ont coïncidé avec les fêtes juives de Pessah et le mois sacré musulman du ramadan.

L’esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l’islam, mais aussi le lieu le plus sacré du judaïsme sous son nom de mont du Temple. Pendant le ramadan, il accueille quotidiennement des dizaines de milliers de fidèles musulmans et il est également visité par des juifs à des horaires précis. Toutefois, la présence de juifs pendant le ramadan et, surtout, l’intervention des forces israéliennes sur l’esplanade contre les fidèles musulmans ont suscité la colère des Palestiniens.

À voir en vidéo