La COVID-19 tue quatre réfugiés palestiniens au Liban

Plus de 200 000 réfugiés palestiniens vivent au Liban, selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens.
Photo: Agence France-Presse Plus de 200 000 réfugiés palestiniens vivent au Liban, selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens.

Quatre réfugiés palestiniens sont décédés du nouveau coronavirus ces 24 dernières heures, au Liban, pays qui connaît une importante résurgence de l’épidémie, a indiqué dimanche l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), appelant à respecter les mesures sanitaires dans les camps.

Ces nouveaux décès portent à huit le nombre de réfugiés palestiniens décédés de la COVID-19 au Liban depuis le début de l’épidémie dans le pays fin février, a précisé l’organisme.

« Si les mesures de prévention ne sont pas respectées, la situation pourrait devenir hors de contrôle dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban », a ajouté l’UNRWA, qui s’inquiète d’un pic de l’épidémie dans les camps surpeuplés.

Plus de 200 000 réfugiés palestiniens vivent au Liban, la majorité sous le seuil de pauvreté, selon l’agence qui est chargée de gérer des écoles et de fournir une aide médicale à quelque cinq millions de réfugiés palestiniens en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.

Ces derniers jours, le Liban a connu une hausse des infections, enregistrant samedi 439 nouveaux malades, un record quotidien, ce qui porte le nombre total de cas à 8881, dont 103 décès.

Le gouvernement avait décrété un reconfinement provisoire fin juillet, mais il a été annulé après l’explosion au port, le 4 août.

« Par solidarité », la France a annoncé dimanche qu’elle va recommencer à délivrer des visas aux Libanais, alors que ce service était jusqu’ici suspendu en raison de la crise sanitaire en cours dans le pays.

« Les personnes de 11 ans ou plus venant du Liban, pays de circulation active du virus, devront se soumettre à un test PCR à leur arrivée en France », selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères. En cas de test positif, les personnes devront s’isoler pendant deux semaines.

Refus de démissionner

Le président libanais, Michel Aoun, dont une partie de la population réclame le départ après l’explosion dévastatrice du 4 août, a exclu de démissionner samedi. Interrogé par BFMTV s’il avait songé à quitter le pouvoir, M. Aoun a répondu : « C’est impossible, il y aurait un vide. Si je démissionne, qui va assurer la continuité du pouvoir ? »

Allié du mouvement Hezbollah hostile à Israël, M. Aoun a semblé laisser la porte ouverte à la possibilité d’une paix avec l’État hébreu.

Le Liban et le voisin israélien sont techniquement en état de guerre. Le Hezbollah pro-iranien, qui domine aujourd’hui la vie politique libanaise, et l’État hébreu sont des ennemis jurés et plusieurs conflits les ont opposés ces dernières décennies.

Interrogé si le Liban était prêt à faire la paix avec Israël, M. Aoun a répondu : « Ça dépend. Nous avons des problèmes avec Israël, il faut les résoudre d’abord. »

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