Plus de 4300 morts et 70 000 cas au total en Iran

Au total, le pays a réalisé 251 703 tests de dépistage de la maladie.
Photo: Atta Kenare Agence France-Presse Au total, le pays a réalisé 251 703 tests de dépistage de la maladie.

Le nouveau coronavirus a fait 4357 morts en Iran sur un total de 70 029 personnes infectées depuis le début de l’épidémie, selon le dernier bilan officiel publié samedi à Téhéran.

Les autorités sanitaires ont recensé 125 nouveaux décès provoqués par la maladie COVID-19 au cours des dernières 24 heures, a déclaré Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé, lors de son point-presse quotidien.

Dans le même temps 1837 nouveaux cas de contamination ont été confirmés, a indiqué M. Jahanpour.

Cela traduit une baisse des nouvelles infections par rapport à leur remontée annoncée la veille (à 1972 cas) après neuf jours consécutifs de baisse de cet indicateur.

Au total, l’Iran a réalisé 251 703 tests de dépistage de la maladie, a encore déclaré M. Jahanpour.

Selon les chiffres du ministère – que certains, à l’étranger, jugent sous estimés, 41 947 patients hospitalisés ont guéri de la maladie COVID-19, mais 3987 autres sont dans un état critique.

Alors que seuls les commerces essentiels étaient autorisés à rester ouverts depuis plusieurs semaines, les autorités iraniennes ont décidé d’autoriser la reprise, à compter de samedi, des activités économiques « à faible risque » de propagation du virus.

Cette mesure, destinée à limiter les dégâts pour une économie iranienne déjà meurtrie par le rétablissement de sanctions américaines contre la République islamique décidé en 2018 par Washington, s’applique à toutes les provinces à l’exception de celle de Téhéran, où elle doit entrer en vigueur à compter du 18 avril.

Pour autant, les autorités continuent d’appeler la population à rester à la maison « autant que possible » et à veiller au respect des règles de distanciation sociale, suscitant des interrogations parmi la population.

« Les gens sont désorientés, ils ne savent plus quoi faire. Ce n’est ni un confinement total ni une véritable reprise » de l’activité, déclare ainsi à l’AFP Réza Mirabizadeh, ingénieur informatique joint par téléphone à Ispahan (centre), troisième ville du pays.

Dans le cadre des mesures prises pour freiner le virus, écoles, universités, mosquées, sanctuaires chiites, cinémas, lieux de culture, stades et autres lieux de regroupement restent fermés.