La Ligue arabe rejette le plan de paix américain pour le conflit israélo-palestinien

L’organisation s’est réunie au Caire après l’annonce du plan américain, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas, qui leur a présenté des cartes de l'évolution des territoires palestieniens et les projections selon le plan de Donald Trump.
Photo: Khaled Desouki Agence France-Presse L’organisation s’est réunie au Caire après l’annonce du plan américain, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas, qui leur a présenté des cartes de l'évolution des territoires palestieniens et les projections selon le plan de Donald Trump.

La Ligue arabe a annoncé samedi rejeter le plan de règlement du conflit israélo-palestinien annoncé plus tôt cette semaine par le président américain Donald Trump, affirmant qu’il était « injuste » envers les Palestiniens.

L’organisation s’est réunie au Caire, au niveau des ministres arabes des Affaires étrangères, notamment saoudien, et en présence du président palestinien Mahmoud Abbas, après l’annonce du plan américain rejeté par les Palestiniens.

L’organisation a indiqué, dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, qu’elle « rejetait l’accord […] américano-israélien étant donné qu’il ne respecte pas les droits fondamentaux et les aspirations du peuple palestinien ».

La Ligue arabe a ajouté que les dirigeants arabes avaient promis « de ne pas […] coopérer avec l’administration américaine pour mettre ce plan en oeuvre ».

Les responsables arabes ont également insisté sur la nécessité d’une solution à deux États, incluant la formation d’un État palestinien sur les frontières de 1967 avec pour capitale Jérusalem-Est, secteur palestinien de la ville occupé et annexé par Israël.

Dans son plan, Washington estime que Jérusalem est la capitale « indivisible » de l’État hébreu, et propose de créer une capitale d’un éventuel État palestinien à Abou Dis, un faubourg de Jérusalem.

Les Palestiniens, eux, veulent faire de l’ensemble de Jérusalem-Est la capitale de leur État.

Un des autres points sensibles du projet : l’annexion par Israël des colonies qu’il a implantées en Cisjordanie occupée depuis 1967, en particulier dans la vallée du Jourdain, qui doit devenir la frontière orientale d’Israël.

M. Abbas a annoncé samedi la rupture de « toutes les relations », y compris sécuritaires, entre l’Autorité palestinienne d’une part, et Israël et les États unis d’autre part, qualifiant le plan américain de « violation des accords d’Oslo » signés avec Israël en 1993.