Washington a demandé des représailles «proportionnées», assure Téhéran

Le guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, posant à côté d'un portrait du général iranien tué Qassem Soleimani
Photo: Khamenei.ir / Agence France-Presse Le guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei, posant à côté d'un portrait du général iranien tué Qassem Soleimani

L’Iran a assuré que les États-Unis l’avaient appelé à « se venger proportionnellement », après l’assassinat vendredi dans un raid américain du puissant général iranien Qassem Soleimani, l’architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient.

La Suisse, qui représente les intérêts des États-Unis en Iran en l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays, a affirmé vendredi que son représentant avait « transmis un message que les États-Unis l’ont chargé de remettre » à l’Iran, sans préciser sa teneur.

Près de l’aéroport de Bagdad, une attaque de drone américaine a tué Soleimani, le chef de la Force Qods des Gardiens de la révolution, chargée des opérations extérieures d’Iran, et Abou Mehdi al-Mouhandis, l’homme de l’Iran en Irak.

Cité vendredi soir par le site de la télévision d’État iranienne, le contre-amiral Ali Fadavi, commandant en chef adjoint des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique d’Iran, a affirmé que Washington avait dit « “si vous voulez vous venger, vengez-vous proportionnellement à ce que nous avons fait” ».

Les Américains ne sont pas en position de « décider » de la réponse de l’Iran et « doivent s’attendre à une dure vengeance. Cette vengeance ne se limite pas à l’Iran », a-t-il dit, assurant que les alliés de l’Iran au Moyen-Orient sont « prêts à concrétiser cette vengeance ».

Le contre-amiral n’a pas précisé comment les États-Unis avaient communiqué ce message à l’Iran.

Mais outre la Suisse, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammed Javad Zarif a déclaré que « l’émissaire suisse avait transmis un message ridicule des Américains » vendredi.

L’émissaire suisse « a reçu une réponse ferme écrite [de l’Iran] à cette téméraire lettre des Américains », a indiqué M. Zarif.

Téhéran a promis « une dure vengeance au bon endroit et au bon moment » pour venger la mort de Soleimani.