Syrie: l’ONU appelle à une désescalade dans la province d’Idleb

De nouveaux bombardements intenses ont eu lieu mercredi dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. 
Photo: Omar Haj Kadour Agence France-Presse De nouveaux bombardements intenses ont eu lieu mercredi dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. 

La conseillère humanitaire auprès de l’envoyé spécial des Nations unies en Syrie a condamné mercredi l’intensification des bombardements contre les civils dans le nord-ouest de ce pays en guerre, appelant à une « désescalade immédiate » dans les hostilités.

Au moins 23 civils, dont sept membres d’une même famille, ont été tués mardi et 30 autres blessés dans des bombardements du régime syrien sur la province d’Idleb dans le nord-ouest du pays en guerre, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Et de nouveaux bombardements intenses ont eu lieu mercredi, a constaté un correspondant de l’AFP. Selon l’OSDH, quatre civils ont été tués dans des bombardements sur la région lancées par le régime et son allié russe.

« Mme Najat Rochdi condamne l’intensification récente des hostilités, en particulier les bombardements aériens et l’utilisation signalée de barils explosifs, tuant des dizaines de civils, dont des femmes et des enfants », est-il écrit dans un communiqué.

« Malgré les assurances répétées que les parties belligérantes ne frappent que des cibles militaires légitimes, les attaques contre les établissements de santé et d’éducation se poursuivent », a encore déploré la responsable onusienne.

Elle a appelé à « une désescalade immédiate » et exhorté « toutes les parties à respecter leurs obligations en vertu du droit international, y compris l’obligation d’assurer la protection des civils et des infrastructures civiles ».

« Les civils et les infrastructures civiles doivent être protégés à tout moment et un accès humanitaire soutenu, sans entrave et sûr aux civils dans le besoin doit être garanti afin de permettre aux Nations unies et à ses partenaires humanitaires de continuer à mener à bien leur travail », selon la même source.

La province d’Idleb est dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d’al-Qaïda.

Cette région, qui échappe encore au régime, a fait l’objet d’un cessez-le-feu fin août, fragilisé par de réguliers bombardements et affrontements depuis des semaines.

En dépit de la trêve, les bombardements et combats au sol, d’abord sporadiques, se sont intensifiés, tuant plus de 250 civils depuis fin août en plus de centaines de combattants des deux camps, selon l’OSDH.

En octobre, le président syrien Bachar al-Assad a effectué sa première visite dans la province depuis le début de la guerre en 2011, affirmant que la bataille d’Idleb était la clé pour y mettre fin.

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie par le régime de Damas, a fait plus de 370 000 morts et des millions de déplacés.