Israël: Gantz appelle les soutiens de Nétanyahou à le rallier pour former un gouvernement

«Je serai premier ministre les deux premières années», a indiqué Benny Gantz, précisant que Benjamin Nétanyahou, «s’il est mis hors de cause, pourra revenir et être premier ministre» pour les deux années suivantes.
Photo: Jack Guez Agence France-Presse «Je serai premier ministre les deux premières années», a indiqué Benny Gantz, précisant que Benjamin Nétanyahou, «s’il est mis hors de cause, pourra revenir et être premier ministre» pour les deux années suivantes.

Benny Gantz, le rival du premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou, a invité samedi les dirigeants du parti de ce dernier à le rallier pour former un gouvernement, deux jours après l’inculpation de « Bibi » pour fraude et abus de confiance.

« Au vu des circonstances, j’appelle à former le plus large gouvernement possible sous ma direction », a déclaré lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv M. Gantz, disant s’adresser aux dirigeants du Likoud, la formation de M. Nétanyahou.

« Je serai premier ministre les deux premières années », a-t-il ajouté, précisant que Benjamin Nétanyahou, « s’il est mis hors de cause, pourra revenir et être premier ministre » pour les deux années suivantes.

Selon cet ancien chef de l’armée israélienne, il s’agit là de « l’unique alternative à la tenue de nouvelles élections ».

Les deux principaux partis du pays, le Likoud (droite) de Benjamin Nétanyahou et Bleu-blanc (centre) de Benny Gantz sont arrivés en tête des élections législatives anticipées du 17 septembre.

À l’issue de ce scrutin, M. Nétanyahou a été chargé de rassembler une coalition, mais a échoué. Cette mission a été ensuite confiée à M. Gantz, mais celui-ci n’y est pas non plus parvenu.

Afin d’éviter la tenue d’un troisième scrutin en moins d’un an, le président Reuven Rivlin a chargé cette semaine le Parlement de trouver un premier ministre pour sortir Israël de l’impasse politique.

Les députés ont maintenant trois semaines pour trouver celui qui devra recueillir le soutien d’au moins 61 d’entre eux sur 120.

Mais l’inculpation jeudi de Benjamin Nétanyahou, premier ministre depuis 2009, pourrait diminuer ses chances de rallier à sa cause une majorité d’élus et compliquer son maintien au pouvoir.