L’ONU réclame un cessez-le-feu en Libye

«Il est encore temps d’arrêter» les affrontements, «encore temps d’avoir un cessez-le-feu, d’éviter le pire», a déclaré à des médias le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.
Photo: Bebeto Matthews Associated Press «Il est encore temps d’arrêter» les affrontements, «encore temps d’avoir un cessez-le-feu, d’éviter le pire», a déclaré à des médias le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a réclamé un « cessez-le-feu » en Libye, où les combats, qui ont fait 56 morts en une semaine selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), s’intensifiaient près de la capitale Tripoli. Des combats faisaient toujours rage jeudi au sud de la capitale, cible depuis le 4 avril d’une offensive du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen qui veut s’emparer de Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA), dirigé par Fayez al-Sarraj et reconnu par la communauté internationale.

Les troupes du maréchal Haftar tentent d’avancer vers la capitale notamment sur deux axes : par le sud et le sud-est, où des combats avaient déjà opposé mercredi les forces pro-GNA à celles de l’ANL. Mais « pour le moment, c’est toujours le jeu du chat et de la souris », expliquait mercredi à une équipe de l’AFP un commandant d’un groupe armé pro-GNA sur la route de l’aéroport inutilisé de Tripoli, théâtre de combats qui se poursuivaient jeudi entre les deux camps selon des sources de sécurité.

À l’ONU, M. Guterres a appelé à un cessez-le-feu. « Il est encore temps d’arrêter » les affrontements, « encore temps d’avoir un cessez-le-feu, d’éviter le pire », a déclaré à des médias M. Guterres, après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l’ONU. L’ONU avait annoncé mardi en raison des combats le report sine die d’une conférence interlibyenne qui devait aider le pays à sortir du chaos.

L’Union européenne a fait évacuer mercredi de Tripoli les membres d’une mission d’assistance en raison des bombardements, selon une source européenne. Cela concernerait une vingtaine de personnes.

L’UE est « préoccupée par les développements très inquiétants en Libye », a par ailleurs annoncé la porte-parole de la chef de la diplomatie de l’Union, Federica Mogherini, renouvelant son appel à un cessez-le-feu immédiat et à faciliter l’accès de l’aide humanitaire.