Le groupe EI compte encore des «milliers» de combattants

Le chef du renseignement américain, Dan Coats
Photo: Saul Loeb Agence France-Presse Le chef du renseignement américain, Dan Coats

Le groupe djihadiste État islamique (EI), que Donald Trump estime largement vaincu, compte encore des « milliers » de combattants, a affirmé mardi le chef du renseignement américain, Dan Coats.

Le groupe EI « contrôle encore des milliers de combattants en Irak et en Syrie », a indiqué M. Coats dans un rapport remis au Congrès et consacré aux menaces auxquelles peuvent faire face les États-Unis. Le groupe « conserve huit branches, plus d’une dizaine de réseaux et des milliers de partisans dispersés à travers le monde malgré des pertes iimportantes en matière de dirigeants et de territoires », a-t-il ajouté.

De son côté, le secrétaire américain de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, a affirmé mardi que le groupe EI allait perdre d’ici quelques semaines ses derniers fiefs en Syrie.

Plus de 99,5 % des vastes pans de territoire dont le groupe EI s’était emparé dans le nord de la Syrie ont été récupérés, a déclaré M. Shanahan à des journalistes au Pentagone. « D’ici deux semaines, ce sera 100 % », a-t-il assuré.

Retrait américain

Le président Trump avait annoncé à la surprise générale, avant Noël, qu’il comptait retirer les quelque 2000 soldats américains déployés dans le nord de la Syrie.

Mardi, les États-Unis ont annoncé qu’ils allaient accueillir le 6 février les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique, alors que celle-ci se trouve confrontée aux incertitudes provoquées par l’annonce du retrait américain.

Les 79 membres (75 pays et quatre organisations multilatérales) de la coalition vont se retrouver à Washington « pour des discussions approfondies sur la défaite territoriale imminente du groupe EI en Irak et en Syrie », une « étape décisive vers la défaite durable » de l’organisation djihadiste, a annoncé mardi le département d’État américain.

Sous la présidence du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, « les ministres vont évoquer la prochaine phase de la campagne en Irak et en Syrie, visant à éviter une réémergence du groupe djihadiste grâce à l’assistance en matière de stabilisation et de sécurité », a-t-il ajouté. La diplomatie américaine reconnaît que la coalition traverse un « moment clé » en raison du retrait prochain des troupes américaines.

Le président des États-Unis avait initialement invoqué la défaite du groupe EI pour justifier ce départ, qui a ébranlé les alliés occidentaux et kurdes de Washington. Mais cette proclamation hâtive a depuis été largement contestée.