L'Iran pointe du doigt «le soutien» des États-Unis à l'Arabie saoudite

La disparition de Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul, a suscité une vague d'opprobre internationale contre l'Arabie saoudite, grand rival de l'Iran.
Photo: Yasin Agkul Agence France-Presse La disparition de Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul, a suscité une vague d'opprobre internationale contre l'Arabie saoudite, grand rival de l'Iran.

Le « meurtre odieux » du journaliste saoudien Jamal Khashoggi est impensable « sans le soutien des États-Unis », a déclaré mercredi le président iranien Hassan Rohani en conseil des ministres.

 

« Je ne pense pas qu'un pays ose faire une telle chose sans le soutien des États-Unis », a déclaré M. Rohani dans une allocution retransmise par la télévision d'État iranienne.

 

Avant la disparition de Khashoggi, « il était impensable que nous puissions être témoin d'un tel crime en bande organisée. Qu'un crime ou un meurtre soit commis dans l'ombre, c'est une possibilité, mais qu'une institution en vienne à planifier un meurtre odieux, c'est un problème très important », a ajouté le président iranien.

 

« Le groupe tribal qui dirige cette nation [l'Arabie saoudite] a une marge de sécurité qui consiste à compter sur les États-Unis. C'est cette superpuissance qui les soutient », a encore déclaré M. Rohani.

 

Le président iranien n'a pas prononcé le nom de Jamal Khashoggi, mais a fait référence à sa personne en parlant d'un « journaliste critique ».

 

La disparition de Khashoggi, tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul, a suscité une vague d'opprobre internationale contre l'Arabie saoudite, grand rival de l'Iran.