La violence reprend dans la Ghouta orientale

Deux bilans, dont un fourni par l’OSDH, à Londres, font état de 79 ou 80 morts.
Photo: Hamza Al-Ajweh Agence France-Presse Deux bilans, dont un fourni par l’OSDH, à Londres, font état de 79 ou 80 morts.

Beyrouth — La violence a repris dans la Ghouta orientale au cours des dernières heures, entraînant l’interruption de la première livraison d’aide humanitaire à rejoindre la région en plusieurs semaines.

La Ghouta orientale est la dernière banlieue de Damas toujours contrôlée par les insurgés syriens.

Les camions d’aide arrivés lundi ont été contraints de repartir quelques heures plus tard, sans avoir été entièrement déchargés, quand les obus ont recommencé à pleuvoir. Il s’agissait de la pire explosion de violence depuis que le Conseil de sécurité des Nations unies a demandé une trêve de 30 jours à travers le pays.

Deux bilans, dont un fourni par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme, à Londres, font état de 79 ou 80 morts. Quelque 400 000 personnes seraient prises au piège dans la Ghouta orientale.

Le Comité international de la Croix-Rouge a confirmé que le convoi d’aide humanitaire auquel elle participait avec l’ONU a été contraint de repartir avant d’avoir été entièrement déchargé, en raison d’une détérioration des conditions de sécurité.

 
400 000
C'est le nombre de personnes qui seraient prises au piège dans la Ghouta orientale, selon l'Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Un dirigeant de la ville de Douma a dit que neuf camions ont dû partir en vitesse quand les bombardements et les frappes aériennes du régime se sont intensifiés lundi soir. Des armes chimiques pourraient avoir été utilisées en certains endroits.

L’agence humanitaire de l’ONU a dit que le convoi qui est arrivé à Douma était chargé de biens médicaux et de suffisamment de nourriture pour alimenter environ 27 500 personnes. L’agence a toutefois précisé sur Twitter que le gouvernement avait refusé le chargement de 70 % des biens médicaux, qui n’ont pu être remplacés par d’autres produits.

   

Un représentant de l’Organisation mondiale de la Santé a dit que plusieurs équipements médicaux ont été rejetés lors de l’inspection obligatoire des camions — notamment les trousses chirurgicales, celles utilisées en traumatologie, l’équipement de dialyse et l’insuline.

Conséquemment, trois des 46 camions sont essentiellement vides, a déploré un représentant du Programme alimentaire mondial.