Syrie: le Conseil de sécurité envisage de demander une trêve de 30 jours

Les membres des forces de défense civile syriennes connues sous le nom de Casques blancs évacuent une victime à la suite de raids aériens à Arbine, dans la Ghouta orientale, vendredi.
Photo: Abdulmonam Eassa Agence France-Presse Les membres des forces de défense civile syriennes connues sous le nom de Casques blancs évacuent une victime à la suite de raids aériens à Arbine, dans la Ghouta orientale, vendredi.

Nations unies — Le Conseil de sécurité des Nations unies examine un projet de résolution réclamant la mise en place d’un cessez-le-feu de trente jours en Syrie pour permettre la livraison d’aide humanitaire, selon le texte consulté vendredi par l’AFP.

Ce texte, présenté par la Suède, réclame également la fin immédiate de tous les sièges y compris dans la Ghouta orientale où une campagne de bombardements menée par les forces gouvernementales a tué plus de 240 civils en cinq jours.

Après un bref répit, les bombardements ont visé vendredi plusieurs localités de la vaste région de la Ghouta orientale, proche de Damas et dans laquelle sont assiégés quelque 400 000 habitants dans des conditions humanitaires dramatiques, selon des correspondants de l’AFP.

Médecins et secouristes sont débordés par l’afflux de victimes avec, chaque jour, des dizaines de morts et de blessés, dont des femmes et des enfants.

Malgré l’ampleur des violences, les quinze membres du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à s’entendre jeudi sur une trêve humanitaire réclamée par les agences de l’ONU pour permettre la livraison d’aides d’urgence.

Les représentants des différentes agences onusiennes basées à Damas avaient en effet réclamé mardi « une cessation immédiate des hostilités pour au moins un mois, dans toute la Syrie ».

L’ambassadeur russe à l’ONU Vassily Nebenzia, parmi les premiers représentants à avoir quitté la réunion du Conseil jeudi, avait affirmé qu’un cessez-le-feu humanitaire « n’était pas réaliste ».