Syrie: pourparlers du «dernier espoir» à l’ONU à Vienne

Vienne — Les pourparlers de paix sur la Syrie ont repris pour deux jours jeudi à Vienne sous l’égide de l’ONU, dans un contexte de regain de violence sur le terrain qui rend hypothétique l’espoir d’avancées significatives après deux années d’impasse. Comme pendant les précédents cycles de négociations, représentants gouvernementaux et délégués de l’opposition se sont entretenus séparément avec l’émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui chapeaute le processus. Les huit précédents cycles des négociations dites de Genève — engagées en 2015 sous l’égide de l’ONU — se sont soldés par un échec, les deux parties ayant refusé de se parler directement, sur fond de divergences notamment concernant le sort du président Bachar al-Assad. Évoquant une « situation de dégradation humanitaire considérable en Syrie », où le conflit a déjà fait plus de 340 000 morts depuis 2011, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a jugé que les pourparlers de Vienne constituaient le « dernier espoir de paix ».