Liban: les Casques bleus doivent pouvoir enquêter plus sur le Hezbollah

New York — Le renouvellement fin août de la mission de paix de l’ONU au Liban (Finul) doit permettre de renforcer les capacités des Casques bleus à enquêter et rendre compte des trafics d’armes présumés liés au groupe libanais chiite Hezbollah, selon Washington. « Ces armes — qui sont presque entièrement dans les mains de terroristes du Hezbollah — menacent la sécurité et la stabilité de la région, a affirmé lundi dans un communiqué l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. La Finul doit augmenter ses capacités et son engagement à enquêter et rapporter sur ces violations », a-t-elle ajouté. Les États-Unis attendent « des améliorations significatives » à ce sujet dans le mandat de la Finul lors de son renouvellement, a insisté la représentante américaine en apportant son soutien à une lettre du 4 août au Conseil de sécurité du secrétaire général de l’ONU. Dans cette missive, António Guterres indique qu’il entend voir comment la mission de la Finul pourrait être améliorée contre « la présence illégale de personnels armés, d’armes et d’infrastructures dans ses zones d’opérations ». Le Liban a réclamé une nouvelle prolongation de la mission de la Finul pour un an à son échéance le 31 août, mais sans changement. Un vote du Conseil de sécurité est attendu le 30 août. Dans sa lettre, le secrétaire général de l’ONU réclame le désarmement de tous les groupes armés au Liban afin de renforcer l’autorité de l’armée libanaise et du gouvernement du Liban. Présente dans le sud du Liban depuis 1978, la Finul compte actuellement 10 500 Casques bleus chargés de confirmer le retrait israélien d’une zone tampon entre le Liban et Israël, après la guerre menée par ce dernier contre le Hezbollah en 2006, d’y restaurer la paix et la sécurité et d’aider le gouvernement libanais à y asseoir son autorité.