Climat de vengeance à Mossoul

Un membre des forces irakiennes patrouille dans une rue de l'ouest de Mossoul.
Photo: Safin Hamed Agence France-Presse Un membre des forces irakiennes patrouille dans une rue de l'ouest de Mossoul.

New York — Les actes de vengeance contre les Irakiens qui ont collaboré avec le groupe État islamique se multiplient à Mossoul après la libération de la ville par les forces irakiennes, a mis en garde lundi l’envoyé spécial de l’ONU.

Jan Kubis a raconté au Conseil de sécurité son inquiétude « devant l’adhésion croissante de la population à une forme de punition collective des familles vues comme liées au groupe EI ».

« Dans tout le pays, les Irakiens soupçonnés d’avoir des liens avec le groupe EI sont soumis de plus en plus à des évictions, des confiscations de leur domicile et d’autres mesures de revanche et de vengeance », a-t-il souligné. Les Nations unies ont demandé au premier ministre irakien, Haider al-Abadi, de prendre des « mesures urgentes » pour mettre fin à ces comportements.

Jan Kubis a souligné à quel point la situation restait compliquée, le groupe EI étant encore présent dans plusieurs gouvernorats.

Il a aussi rendu hommage au conseil suprême des chefs religieux chiites pour ses messages d’apaisement et ses appels au calme.