Des combats féroces éclatent à Mossoul

Les forces irakiennes contrôleraient toute la partie de Mossoul située à l’est du fleuve Tigre, qui coule au coeur de la ville.
Photo: Khalid Mohammed Associated Press Les forces irakiennes contrôleraient toute la partie de Mossoul située à l’est du fleuve Tigre, qui coule au coeur de la ville.

Mossoul, Irak — Des combats féroces ont éclaté mardi quand les forces irakiennes ont voulu chasser les militants du groupe armé État islamique (EI) d’un de leurs derniers bastions de l’est de Mossoul, au moment où des organisations humanitaires s’inquiètent du sort des quelque 750 000 civils qui demeurent prisonniers de cette ville du nord du pays.

Des centaines de civils ont fui le quartier de Rashidiya à pied, dans le nord-est de la ville, pendant que des hélicoptères irakiens attaquaient les djihadistes. Au moins deux soldats ont été évacués après avoir été blessés par un kamikaze.

Le premier ministre irakien, Haider al-Abadi, a annoncé quelques heures plus tard que la partie orientale de la ville a maintenant été complètement « libérée », et il a salué « l’héroïsme » des forces irakiennes.

Bagdad contrôlerait donc toute la partie de Mossoul située à l’est du fleuve Tigre, qui coule au coeur de la ville.

Conditions difficiles pour les résidants

La coordonnatrice humanitaire des Nations unies en Irak, Lisa Grande, prévient dans un communiqué signé par une vingtaine d’organisations caritatives que le coût des aliments a explosé dans la section occidentale de Mossoul, qui est également aux prises avec des pannes de courant et de l’alimentation en eau potable. Des résidants seraient contraints de brûler leurs meubles pour se chauffer.

Le communiqué demande aux belligérants de respecter leurs obligations en vertu du droit international, en assurant la sécurité des civils.

Mossoul est le dernier grand bastion urbain de Daech en Irak, mais le groupe contrôle toujours de vastes portions de la Syrie voisine.