La Macédoine rouvre sa frontière

Athènes — Quelque 2000 réfugiés originaires de Syrie, d’Afghanistan et d’Irak coincés en Grèce sont finalement entrés en Macédoine, a révélé la police grecque, vendredi, après que la frontière entre les deux pays eut été fermée en raison d’affrontements violents opposant différents groupes.

Plus de 3000 demandeurs d’asile sont actuellement bloqués en sol grec parce que la Macédoine et d’autres pays des Balkans refusent de les accueillir, estimant qu’il s’agit de migrants économiques et non de réfugiés fuyant la guerre.

Ceux à qui la Macédoine a fermé ses portes, vendredi, ont lancé des pierres aux policiers antiémeute grecs, qui peinent à faire régner l’ordre depuis deux jours.

Les autorités grecques ont envoyé des trains et des autocars pour ramener les présumés migrants économiques jusqu’à Athènes, où ils pourront demander l’asile en Grèce s’ils le souhaitent. La majorité d’entre eux espère toutefois rejoindre des pays prospères comme l’Allemagne ou la Suède.

Par ailleurs, les responsables belges ont annoncé, vendredi, le démantèlement d’un réseau de passeurs dirigé par un groupe irakien qui entretenait des liens avec la France et le Royaume-Uni.

La police fédérale a indiqué que six individus avaient été arrêtés en Belgique. Le réseau transportait apparemment les migrants de Bruxelles vers le Royaume-Uni à bord de camions, à raison de 1500 euros par personne.

Les autorités ont évoqué des trajets effectués dans des conditions « inhumaines et dangereuses ». Un autre suspect a été appréhendé au Royaume-Uni.