Poutine et Obama ont discuté de la Syrie et de l’Ukraine à Paris

Vladimir Poutine et Barack Obama ont discuté des conflits en Syrie et en Ukraine, s’exprimant en faveur de règlements politiques sans surmonter leurs différends, lundi en marge du sommet du climat au Bourget, près de Paris.

La rencontre, qui a duré environ une demi-heure, s’est déroulée « à huis clos », selon un communiqué de la présidence russe. Les deux présidents « se sont exprimés en faveur d’un début de règlement politique » en Syrie, a ensuite précisé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par l’agence Interfax. Ils ont discuté de « l’impératif de progresser sur le processus de Vienne », a confirmé un responsable à la Maison-Blanche.

La communauté internationale a relancé une dynamique pour trouver une solution politique en Syrie, avec deux réunions internationales à Vienne, en octobre et novembre. Une feuille de route devant aboutir à des élections dans les 18 mois a été agréée.

Moscou et Washington divergent toutefois sur le sort à réserver au président syrien, Bachar al-Assad, que la Russie soutient, alors que les États-Unis souhaitent son départ.

Lundi, « le président Obama a réaffirmé sa conviction que le départ de Bachar al-Assad est nécessaire et a insisté sur l’importance de concentrer les efforts militaires sur le groupe État islamique (EI) plutôt que sur l’opposition modérée », selon la source à la Maison-Blanche.

Le ministère russe de la Défense a également fait état dans la soirée d’un entretien téléphonique entre les chefs d’état-major des deux pays, consacré « aux actions de la Russie et de la coalition internationale dirigée par les États-Unis dans la lutte contre le groupe terroriste EI en Syrie ».

Il a été convenu de poursuivre ces contacts.

Les accords de Minsk

Par ailleurs, les présidents américain et russe « ont aussi parlé d’Ukraine et ont noté la nécessité d’une mise en oeuvre au plus vite des accords de Minsk », selon le porte-parole du Kremlin.

Ces accords visent à mettre fin à un conflit opposant les rebelles prorusses à l’armée ukrainienne, qui a fait plus de 8000 morts dans l’est ukrainien depuis avril 2014. Ce conflit a conduit à l’isolement de la Russie, accusée d’avoir envoyé soldats et armes pour soutenir les rebelles. Moscou est visé depuis par de lourdes sanctions occidentales.

Lors de la rencontre, le président Obama a redit à Vladimir Poutine que si la Russie respectait toutes les clauses de l’accord de Minsk, « les sanctions pourraient être levées », selon la source à la Maison-Blanche.

Enfin, le président Obama a exprimé ses « regrets » après la mort d’un pilote russe dont l’appareil a été abattu par la Turquie à sa frontière avec la Syrie, et a réitéré ses appels à la désescalade entre Ankara et Moscou, selon cette source.

Le président Poutine a refusé de rencontrer lundi son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, qui souhaitait lui parler en marge de la conférence climat.

4 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 1 décembre 2015 08 h 21

    inquiétant ?!?

    De l’image, il est observé deux personnes, deux regards, deux positions :

    inquiétant ?!? - 1 déc 2015 -

    • Richard Bérubé - Inscrit 1 décembre 2015 13 h 34

      Saviez-vous cher Fafouin que Patrick Lagacé chroniqueur à La Presse a identifié les participants aux commentaires de ce journal comme étant des fous, le tout appuyé par Paul Houde du 98.5 FM....allons continuons notre follie...

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 2 décembre 2015 07 h 22

      « … comme étant des fous » (RB)

      De cette « folie-mentale », ce devoir à la différence ?

      Pourquoi pas ?!? – 2 déc 2015 -

  • Richard Bérubé - Inscrit 1 décembre 2015 09 h 58

    Obama peiné de la mort du pilote russe...

    S'il y a des élections en Syrie dans les prochains 18 mois et qu'Assad s'y présente et est ré-élu par son peuple, est-ce que les résultats seront reconnus par l'occident....et en Ukraine que ce passera t'il? Est-ce que le puppet mis en place par les américains conservera le pouvoir, ou devra t'il y avoir aussi des élections libres...l'occident jour un jeu très dangereux, un jeu politique qui dure depuis des années et qui ne fonctionne pas....dans les nouvelles du jour il faudrait tenir compte de l'histoire, du passé, pour permettre au lecteur de se faire une meilleure idée, plus juste, mais malheureusement ce ne serait pas le courrant souhaitable de l'establishment, par l'information officielle, too bad.