Les frappes russes aident l’armée à avancer, affirme al-Assad

Le président syrien affirme que ses troupes effectuent des gains sur « presque » tous les fronts, grâce aux frappes aériennes russes commencées il y a près de deux mois.

En entrevue avec la chaîne télévisée chinoise Phoenix, Bachar al-Assad a affirmé que les Russes dépendaient des troupes syriennes au sol et qu’ils « coopéraient » avec elles.

En campagne de bombardement aérien depuis le 30 septembre, la Russie a clairement haussé l’intensité de ses frappes d’un cran depuis quelques jours, sur les ordres du président Vladimir Poutine, après que Moscou eut confirmé qu’une bombe avait fait s’écraser un avion russe en Égypte.

Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de l’accident, dans lequel les 224 personnes à bord sont mortes.

Les frappes russes, faites en collaboration avec l’armée syrienne, sont plus efficaces que celles de la coalition dirigée par les États-Unis, a soutenu M. al-Assad, parce qu’on « ne peut pas combattre le terrorisme seulement avec des frappes aériennes ».

Lutte sans relâche

Par ailleurs, le président américain, Barack Obama, a assuré dimanche que les États-Unis et les alliés internationaux poursuivront « une lutte sans relâche » contre le groupe armé EI.

Alors qu’il mettait fin à un périple de neuf jours en Asie, le président Obama a assuré que le monde entier n’acceptera jamais que des attaques contre des civils comme celles de Paris soient considérées comme « une nouvelle normalité ».

Barack Obama a aussi lancé un appel au président russe Vladimir Poutine, pressant la Russie de joindre la coalition internationale qui combat l’État islamique en Syrie et en Irak.

Selon M. Obama, Moscou fait actuellement « cavalier seul » dans ses attaques en Syrie et ne concentre ses efforts que sur la lutte aux rebelles « modérés », opposés au régime du président syrien Bashar al-Assad.

Le président américain demande à la Russie de faire un « ajustement stratégique » et d’abandonner son soutien au régime syrien, précisant que la violence en Syrie ne pourra être stoppée tant et aussi longtemps que Bachar al-Assad sera au pouvoir.