La France bombarde le fief du groupe EI

Paris — Dix chasseurs-bombardiers français ont largué 20 bombes dimanche sur le fief de l’organisation État islamique (EI) à Raqa, dans le nord de la Syrie, détruisant un poste de commandement et un camp d’entraînement, a annoncé le ministère de la Défense.

« Le premier objectif détruit était utilisé par Daech (acronyme de l’EI en arabe) comme poste de commandement, centre de recrutement djihadiste et dépôt d’armes et de munitions. Le deuxième objectif abritait un camp d’entraînement terroriste », a détaillé le ministère dans un communiqué.

Douze appareils, dont dix chasseurs, ont été engagés simultanément à partir des Émirats arabes unis et de la Jordanie et ont largué 20 bombes.

« Planifiée sur des sites préalablement identifiés lors des missions de reconnaissance réalisées par la France, cette opération a été conduite en coordination avec les forces américaines », précise le ministère.

EI a revendiqué la vague d’attentats vendredi soir à Paris, qui ont fait au moins 129 morts et 350 blessés.

« C’est un acte de guerre commis par une armée terroriste, Daech, une armée djihadiste », avait déclaré le président français François Hollande, en avertissant que son pays serait « impitoyable » sur tous les terrains, « intérieur comme extérieur ».

Des avions canadiens bombardent en Irak

Par ailleurs, deux avions chasseurs canadiens ont bombardé, dimanche, une position de combat de EI en Irak, ont rapporté les Forces armées canadiennes sur leur site web.

Selon le site, les deux CF-18 Hornets participaient à des frappes aériennes de la coalition multinationale lorsqu’ils ont atteint la cible située au sud-ouest de la ville de Haditha, au nord de l’Irak.

Ce bombardement survient alors que le premier ministre Justin Trudeau a réitéré son intention de rappeler les avions chasseurs canadiens prenant part à la mission internationale en Irak et en Syrie, et ce, en dépit des attentats survenus vendredi à Paris.

Malgré cette tragédie, un représentant du bureau de M. Trudeau avait confirmé, samedi, que ce dernier comptait aller de l’avant avec sa décision de mettre fin à la participation canadienne à la campagne de frappes aériennes en Irak et en Syrie.

Le premier ministre avait fait cette promesse en campagne électorale et l’avait répétée lors d’une conversation téléphonique avec le président américain, Barack Obama, quelques heures après avoir remporté les élections fédérales le 19 octobre.

Justin Trudeau n’a toutefois pas fourni de date précise pour le retrait. L’engagement du Canada au sein de la coalition se terminera officiellement en mars prochain.

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